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Cameroun: pas d’arrêt des poursuites pour Ayuk Tabe et ses compagnons

Sisiku Ayuk Tabe (c) Droits réservés

Le Mindef a donné des clarifications quant aux détenus anglophones susceptibles de bénéficier de l’arrêt des poursuites ordonné par le président Paul Biya. Les commanditaires et planificateurs de la crise anglophone en sont exempts.

L’identité des détenus anglophones concernés par la mesure présidentielle n’est pas encore connue. Des restrictions apportées jeudi par le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, permettent cependant d’exclure Julius Ayuk Tabe et ses neuf compagnons de la liste des bénéficiaires.

Le président autoproclamé de l’Ambazonie et les autres dignitaires de son gouvernement fictif sont jugés au Tribunal militaire de Yaoundé depuis une semaine pour des faits de « financement des actes de terrorisme », révolution, « insurrection », « bande armée », « atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat », entre autres.

Lire aussi : Tribunal militaire : 11 chefs d’accusation retenus contre les leaders sécessionnistes

Des chefs d’accusation qui sont suffisamment graves dans le système pénal camerounais pour être sanctionnés d’une peine de mort. Ce qui, de ce fait, les exempte de tout arrêt des poursuites. « Il importe de préciser que cette mesure concerne uniquement les personnes dont l’examen approfondi des dossiers pendants devants es juridictions militaires et les dossiers d’enquêtes en cours ont fait ressortir en leur encontre des charges d’une amplitude de gravité relative. Les criminels, assassins et autres dangereux terroristes, ainsi que les commanditaires et planificateurs de la crise sécuritaire en cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest« , a précisé le ministre chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo.

Deux cent quatre-vingt neufs détenus vont bénéficier de l’acte présidentiel se rapportant à l’arrêt des poursuites contre des activistes anglophones. Il s’agit de 16 personnes à la prison centrale de Bafoussam, 49 à la prison centrale de Bamenda, 99 à la prison centrale de Buea, 14 à la prison centrale de Douala, 85 à la prison centrale de Yaoundé, 33 dans les locaux de la Gendarmerie nationale et deux à la police judiciaire.

 



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