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Cameroun: Patrice Tchamtcheu, candidat à la présidence de la Fécafoot

Le candidat Patrice Tchamtcheu se dévoile dans une interview exclusive

Après une première sortie médiatique il y a quelques mois pour annoncer sa candidature à la présidence de la fédération camerounaise de football, Patrice Tchamtcheu était de nouveau face à la presse camerounaise vendredi, 20 mars à Douala. Cette fois, il a donné plus de détails sur ses motivations et comment il compte « sauver le football » s’il est élu.

Qu’est ce qui explique cette nouvelle sortie médiatique à quelques semaines de l’assemblée générale élective à la Fécafoot?
Vous convenez d’emblée avec moi que depuis plusieurs années, ça ne marche pas à la fédération camerounaise de football (Fécafoot), et cela s’est encore prouvé récemment à la sortie de la réunion du bureau exécutif où les membres du bureau actuel disaient qu’ils vont mettre sur pied un code électoral pour les élections qui démarrent le 23 mars. Vous comprenez donc qu’un pays à la dimension du Cameroun qui n’a pas de textes, c’est quelque chose d’assez grave. Cela signifie qu’au pays de Roger Milla, de Thomas Nkono, nous fonctionnons dans un vide juridique. C’est l’occasion pour moi de préciser que je suis légaliste. Constatant la nudité des textes de la fédération camerounaise de football, le ministère a pris ses responsabilités en tant que ministère de tutelle d’organiser les élections, et ils ont mis sur pied un code électoral que nous demandons à tous ceux qui aiment le football, à tous les légalistes, bref à tous ceux qui veulent du changement, de s’en tenir à ce texte ministériel qui est la seule issue pour sauver le football camerounais. Notre football est victime de cancer qu’il faut déraciner depuis la source. N’oubliez pas qu’en 1998, on avait nommé le président actuel (Iya Mohammed) avec une feuille blanche, et il avait pour mission de nommer tous ses collaborateurs et de repenser tout ce football, mais 11 ans après, nous n’avons pas toujours les textes. Si on doit commencer les élections le 23 mars et que le 21, on doit se planter sur le code électoral, cela veut dire clairement qu’il y a un problème. Si un pays comme le Cameroun avec tout ce que nous avons fait sur le plan international, notre fédération n’a pas de texte, où allons nous ? Cette situation et tout ce qui se passe m’ont motivé en tant qu’acteur du football et compte tenu de tout ce que j’investis dans le football depuis plus d’une douzaine d’années, j’ai dis non, avec mon expérience aussi bien ici qu’à l’extérieur, je me suis dis qu’il faut que j’apporte ma touche pour que tout puisse bien se passer. Et j’exhorte la presse don à porter très haut ce message auprès du public sportif.

Que comptez-vous apporter concrètement?
Beaucoup de choses, entre autres assainir les relations ministère des sports et Fécafoot, redynamiser le football des jeunes. et dans les jours qui vont suivre, vous aurez un programme élargi de mon plan de réforme de la politique du football.

Quels sont vos rapports actuels avec les membres de l’assemblée générale de la Fécafoot?
Une élection comme celle qui aura lieu à la Fécafoot, débute à la base. C’est pour cela que je vous invite, vous journaliste de sport, tout ceux qui veulent le changement pour l’intérêt du football camerounais, on doit s’investir depuis la base, car les propres acteurs du football vont commencer par les délégations départementales, puis régionales avant de monter sur le plan national pour élire le président national en assemblée.

Patrice Tchamtcheu, candidat à la fécafoot
journalducameroun.com)/n
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