Politique › Institutionnel

Cameroun: Paul Biya en France du 21 au 24 juillet 2009

La visite du Chef de l’état Camerounais en France symbolise la bonne santé de la coopération et des liens d’amitié entre Paris et Yaoundé.

A l’invitation de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, Monsieur Paul Biya, Président de la République du Cameroun va effectuer une visite officielle en France du 21 au 24 juillet 2009. Au cours de cette visite, le président de la république se rendra à Bordeaux. C’est la substance du communiqué rendu public le lundi 20 juillet 2009, par le Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la république, Martin Belinga Eboutou. Ce n’est pas un fait de hasard si le Président de la république du Cameroun son excellence Paul Biya, est vivement attendu à l’Elysée par son homologue Français Nicolas Sarkozy. Le séjour du numéro un Camerounais montre à suffisance que Paris et Yaoundé sont en phase malgré des actes de déstabilisation perpétrés par une certaine frange de la société, dans l’optique de ternir l’image d’un pays où le chef de l’état s’est donné pour cheval de bataille, la lutte contre la pauvreté, la corruption et l’inertie.Et la France a toujours soutenu le Cameroun, dans cette lutte acharnée contre les prévaricateurs qui handicapent la bonne marche des affaires de l’état. La visite du Président Biya en France n’est donc pas une grande première car le chef de l’état se rend souvent en France, soit en visite officielle, soit à titre privé. Cette autre visite permettra à Paul Biya de resserrer les liens d’amitié avec son homologue Français .Les deux hommes se connaissent bien et se vouent un respect mutuel.

Ce sont des signes d’une confiance et d’une stabilité indéfectibles. D’ailleurs la France a toujours été au côté de son allié dans divers projets et programme de développement : le soutien à la consolidation des institutions de l’Etat de droit et à l’enracinement de la démocratie, l’aide à l’ajustement et à l’accompagnement de la relance économique, l’appui aux secteurs sociaux et au développement des ressources humaines, la mobilisation de la société civile dans la lutte contre la pauvreté.Principal opérateur de la coopération, l’Agence Française de Développement verse au Cameroun les prêts français à l’ajustement structurel, lui octroie des prêts à taux concessionnel (durée de 19 ans dont 7 de différé, à un taux de 2,5%) pour financer des projets de développement et les initiatives privées. L’AFD a donné au cours des dernières années la priorité à la réhabilitation des infrastructures de base, pour pallier la baisse de l’investissement public (1,4% du PIB en 1996). En 2001 le pays de Sarkozy a eu entre autres projets principaux la réhabilitation du pont sur le Wouri à Douala, le cofinancement, avec la Banque Mondiale et la BEI, de la réfection de la voie ferrée Yaoundé N’Gaoundéré et la rénovation d’une partie de la voirie de Douala. A cela il faut inclure une coopération militaire fructueuse qui vise à conforter la stabilité de ce pays situé dans une zone constamment en crise socio politique. Elle vise aussi à renforcer, dans un cadre régional, les capacités camerounaises de maintien de la paix (Pôle aéronautique de Garoua).Il faut noter que c’est depuis 1974 que le Cameroun et la France ont conclu un accord spécial de défense et un accord de coopération militaire.

Avec 30% des parts de marché, la France reste le premier fournisseur du Cameroun se place au 3ème rang des clients de la France en Zone Franc, après la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Les principaux produits exportés sont les préparations pharmaceutiques, les véhicules et équipements automobiles, les équipements informatiques, les appareils de transmission, les céréales et plantes industrielles. Les investissements français au Cameroun sont redevenus positifs à partir de 1995. Beaucoup d’entreprises françaises ayant résisté à la crise des années 1986-1994, la France est aujourd’hui le premier investisseur étranger au Cameroun. Parmi les 140 filiales d’entreprises françaises employant plus de 20 000 personnes se trouvent la Société Générale, le Crédit Lyonnais, BGI Castel, Total, Péchiney, la Compagnie Fruitière, Elf Aquitaine, la CFAO, le Groupe Bollloré, Lafarge, France Câbles et Radio. Il est aussi à noter que la France est également très impliquée dans le programme de privatisation au Cameroun.

L’entreprise de sucre Camsuco a été rachetée par le groupe Soomdia, la Compagnie nationale des chemins de fers camerounais par un consortium où l’on retrouve Bolloré, la Banque Bicec par le Groupe des Banques Populaires, la Société camerounaise des palmeraies (Socapalm) par Bolloré et un partenaire local. Le Contrat de désendettement et de développement (C2D), signé entre la France et le Cameroun le 22 juin 2006 (soit environ 700 milliards de F Cfa à affecter à des programmes de lutte contre la pauvreté pendant une quinzaine d’années) est une parfaite illustration de la bonne santé de la coopération entre Yaoundé et Paris. Ainsi, grâce à la mise en uvre de cette plate-forme, les échanges entre les deux pays sont en train de prendre un nouvel dans les secteurs tels que le développement communal, l’aménagement du territoire et la gestion des ressources naturelles, l’éducation, la santé, le développement social, et la gouvernance. La communauté Française basé au Cameroun vit dans la sérénité. Outre l’ambassade de France à Yaoundé, le Pays de Nicolas Sarkozy a aussi un consulat à Douala et à Garoua.

Paul Biya
www.plusnews.fr)/n
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