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Cameroun : Paul Biya libère des leaders anglophones

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Le président de la République vient de décider de l’arrêt des poursuites judiciaires contre Fontem Neba, Agbor Balla, Ayah Paul et d’autres personnes détenues dans le cadre de la crise anglophone.

Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a décidé ce mercredi 30 août, d’arrêter les poursuites « pendantes au Tribunal militaire de Yaoundé contre les nommés Nkongho Felix Agbor, Fontem Neba, Paul Ayah Abine et certaines autres personnes interpellées dans le cadre des violences  survenues ces derniers mois dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest »,dit le texte du Chef de l’Etat, signé du Secrétaire général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh.

« Cette décision, qui s’inscrit en droite ligne des multiples mesures déjà prises par les pouvoirs publics, pour apporter des réponses aux préoccupations exprimées par les ressortissants de ces deux régions, procède de la volonté inébranlable du chef de l’Etat de rechercher en tout temps, des voies et moyens d’une résolution pacifique des crises, grâce aux vertus de la tolérance, du dialogue et de l’humanisme », poursuit le document.

La décision de Paul Biya intervient à quelques jours de la rentrée scolaire 2017-2018, au moment où le calme semble précaire dans les villes anglophones. En effet, des villes mortes de trois jours par semaine ont été instaurées début août par le consortium des sociétés civiles du Cameroun anglophone, qui entend les étendre jusqu’au 4 octobre 2017. Cette position menace la rentrée scolaire de lundi prochain.

Rentrée scolaire menacée

En plus, certaines chaînes de télévision locales ont récemment réalisé des reportages pour montrer la peur des parents de la ville de Bamenda, qui explique leur réticence à inscrire leurs enfants à l’école. Des responsables d’établissements ont, quant à eux, exprimé leur inquiétude sur le climat et les effectifs dans les salles de classe lors de cette rentrée scolaire.


Outre les villes mortes, plusieurs Ă©coles ont Ă©tĂ© incendiĂ©es. La dernière ayant Ă©tĂ© victime des flammes n’est autre que la Baptist Comprehensive college de Nkwen, le dimanche 13 aoĂ»t 2017. Les enquĂŞtes n’ont pas encore rĂ©vĂ©lĂ© si l’incendie Ă©tait le fait d’une main criminelle. Mais, la rĂ©currence des incendies dans les Ă©coles du Nord-ouest et du Sud-ouest pousse Ă  croire qu’il s’agit de moyens de pression de la part de revendicataires de l’ombre.

Toujours est-il que «  Le chef de l’Etat réaffirme néanmoins sa détermination à combattre sans relâche, les ennemis de la paix et du progrès, les chantres de la division et les crimes de tout acabit qui, sous le couvert de revendications politiques, essaient de prendre en otage, l’avenir de notre pays et tout particulièrement de notre jeunesse. Ils répondront de leurs actes devant la justice ».

La dĂ©cision du chef de l’Etat de ce 30 aoĂ»t pourrait apaiser les tensions et permettre de nĂ©gocier un dĂ©but d’annĂ©e serein.

 

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