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Cameroun: Place aux danseurs et percussionnistes!

La soirée d’ouverture du festival Abok i Ngoma a eu lieu ce mardi au Palais des sports de Yaoundé, une cérémonie présidée par le ministre de la Culture

La fête en danse et percussions
Quelques trois mille personnes parmi lesquels des touristes, des membres du corps diplomatique et des spectateurs étaient présent ce mardi 27 Avril pour l’ouverture du festival des danses et percussions Abok i Ngoma. Au total 120 jeunes ont présenté un ensemble de chorégraphies retraçant l’histoire du Cameroun de l’époque pré-coloniale à nos jours. Une histoire riche de cultures et riche en animation. Le ministère de la Culture et madame Elise Mballa la promotrice du festival ont réunis dans la même arène des jeunes intellectuels, des authentiques pygmées et des danseurs représentant toutes les traditions du Cameroun pour une chorégraphie très bien orchestrée. Dans son allocution d’ouverture, Ama Tutu Muna ministre de la Culture a tenu à préciser l’importance pour les jeunes générations de s’approprier leur tradition dans le contexte actuel d’interaction culturelle. Temps fort de la Chorégraphie, l’annonce des indépendances. On retient pour l’essentiel que la joie de la liberté et de l’unité ont laissé la place à la perte des valeurs communautaires. La chorégraphie présente cette image en montrant toutes les couches de la société, marchant et se croisant dans la rue sans rien se dire.

Un avis favorable des spectateurs
Bassek Ba Kohbio était dans la salle. J’avoue que pour une soirée d’ouverture c’était plutôt réussie. C’est vrai, les chorégraphies doivent être plus rigoureuses mais lorsqu’on imagine dans quelles conditions ils ont travaillé je dis c’était très bien affirme-t-il. Un avis partagé par de nombreuses autres personnes. Sophie est Française et elle est venue par curiosité. Je suis franchement surprise, j’étais venue par curiosité mais, j’ai beaucoup aimé le spectacle et cette volonté des acteurs d’exprimer les articulations de toute l’histoire du Cameroun et je trouve que c’était bien fait, j’ai adoré déclare-t-elle. Le festival proprement dit, dont le village est dressé dans l’enceinte de la Communauté urbaine de Yaoundé se poursuit ce jour. Des spectacles s’y dérouleront mais aussi au Centre culturel camerounais, au Centre culturel français, à l’institut Goethe et sur le campus de Soa. Près de 27 associations de danse et percussions ont confirmé leur présence. La vraie réussite de ce début de festival est la possibilité qui est offerte de rencontrer les artistes et de discuter avec eux.

Un moment de danse du festival
Journalducameroun.com)/n

Encore une réussite de l’association Meka
L’association Meka, qui organise chaque année ce festival, s’est fixée pour cette cinquième édition comme objectif de faire participer la danse et les percussions dans la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun. Elle a favorisé la compréhension des questionnements exposés par les artistes autour de la diffusion d’ uvres chorégraphiques et des percussions ainsi que la problématique de la contribution de la danse au développement. Tout au long de cette édition, des espaces de réflexion, de paroles et de pratique ont été aménagés. Rendez-vous majeur de la scène culturelle camerounaise, le Festival International de Danses et de Percussions Abok i Ngoma, créé en 2002 par l’Association Meka, sous la présidence d’Elise Mballa, s’inscrit depuis de nombreuses années comme l’un des grands évènements chorégraphiques d’Afrique. Abok veut dire danse en langue bulu et Ngoma signifie tambour dans la plupart des langues bantoues du bassin du Congo et de l’Angola. La programmation confiée au chorégraphe Moukam Fonkam, Directeur artistique, comporte chaque année cinq à six créations mondiales, des premières, des découvertes; l’ensemble associé aux jeunes talents et aux grands noms du monde de la danse et de la percussion.

Danse lors de la cérémonie d’ouverture
Journalducameroun.com)/n


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