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Cameroun: Portrait du père Jean Baptiste Béraud, prêtre et journaliste engagé

Ce religieux de la famille des salésiens aime venir en aide aux démunis

Disponible, attachant, serviable, travailleur. Voilà les traits qui transparaissent de la personnalité du père Jean Baptiste Beraud dès le premier contact. Né en 1922 à Lorette, petite ville située à une trentaine de kilomètre de Lyon en France, le prêtre salésien qui a soufflé le 21 juin 2009 sur sa 60ème bougie de sacerdoce, inspire admiration et respect aussi bien en sa qualité de prêtre de Jésus Christ, mais surtout en tant qu’Etre humain. Modèle de simplicité et d’amour du prochain, le père Beraud fait partie de ces rares hommes d’églises qui ne se contentent pas de prêcher la bonne nouvelle, mais essayent de la mettre en pratique au quotidien.

La vocation de ce personnage multidimensionnel se dessine dès sa tendre enfance. C’est d’ailleurs à l’âge de 16 ans qu’il décide de faire son entrée chez les salésiens. Après avoir prononcé ses premiers v ux le 14 septembre 1939, il est ordonné prêtre à Lyon le 29 juin 1949. Jusqu’en 1963, il fut vicaire à Toulouse à la paroisse Saint Aubin, mais aussi aumônier de la jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Une association chrétienne au sein de laquelle, le jeune père Beraud se fait remarquer comme un ardent défenseur de la paix et du respect des droits de l’homme. C’est dans cette perspective qu’il lance en 1954 avec des jeunes jocistes, la revue ronéote « vents du quartier ». Dans les colonnes de ce support, les jeunes écrivent, refusent de torturer les « fellagas » (combattants algériens) fait prisonniers. Une démarche héroïque qui pèsera sur l’opinion publique française dans le processus d’indépendance de l’Algérie.

Le prêtre engagé, fera également valoir ses positions d’apôtres de justice et de paix quelques années plus tard au Chili. Vers la fin de l’année 1969, après la deuxième guerre mondiale dont le souvenir reste encore très encré en lui, le père Beraud part au Chili sur une demande de la congrégation. Envoyé en paroisse dans le sud parmi les mineurs de charbon, il voit l’arrivée au pouvoir du président Allende, puis le coup d’Etat du dictateur Augusto Pinochet. Il resta pendant 18 ans dans ce pays où il fut piqué par le virus du journalisme. Il sera pendant 10 ans le correspondant du journal la croix au Chili. Son long séjour dans ce pays de l’Amérique du sud fut marqué par trois arrestations. La plus rocambolesque étant celle qui eu lieu lors d’une procession de prière. Ce dernier manifestait pacifiquement en faveur des démunis à l’image de Don Bosco, le Saint patron de la communauté des Salésiens, qui a marqué son temps par l’amour qu’il avait pour les démunis.

En 1988, il est appelé avec une équipe de salésiens latino-américains en Guinée Conakry. Au bout de deux ans, il doit quitter ce pays pour des raisons de santé. De retour en France, il dirige de 1990 à 1994, la revue « Don Bosco aujourd’hui ». En 1992, le père Martinelli, conseiller mondial à la communication, l’invite à Rome pour le lancement de l’agence salésienne ANS. Il en devient l’un des dix huit premiers correspondants.

Père Beraud
Journalducameroun.com)/n

Il renoue avec l’Afrique en 2000. Le 02 avril de cette même année, il débarque au Cameroun plus précisément à Yaoundé, suite à une invitation du père provincial Miguel Olaverri, pour les communications sociales. Il y assure la publication de « ate.media », revue mensuelle de la province salésienne de l’ATE, qui regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo Brazzaville, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Le 1er janvier 2002, le père Beraud joue un rôle déterminant dans la mise sur pied de la nouvelle édition semestrielle du « bulletin salésien », dont il est le rédacteur en chef. Il poursuit cet apostolat et collabore entre autre avec les éditions Don Bosco, ainsi qu’avec l’hebdomadaire catholique l’Effort Camerounais. Outre sa casquette de journaliste, le père Jean Baptiste Beraud est un écrivain prolixe, à son actif de nombreuses publications au rang desquelles : Mission en secteur ouvriers ; Des chrétiens face à la dictature ; Appelés à communiquer ; François de Sales (1567-1622) Simples Regards.

Défenseur d’un journalisme professionnel et libéral, il a mis sur pied le groupe saint François de Salle (GFS). L’idée m’est venu à l’esprit au Chili et elle s’est matérialisée en Afrique. Tout d’abord en Guinée Conakry, puis au Cameroun. C’est un groupe dans lequel les journalistes peuvent vivre leur foi chrétienne, s’exprimer librement. Il fonctionne depuis six ans au Cameroun, déclare-t-il. Et depuis le 3 mai 2003, le groupe des journalistes de saints François de Salle continue son bonhomme de chemin sous la supervision de cet homme d’église dont le passe temps favori est de passer du temps en compagnie des jeunes.

Le père Beraud
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