Eco et Business › Agro-industrie

Cameroun : pour un renforcement de la compétitive du cacao, du café, du thé et du sucre

Un séminaire atelier  du Bureau de mise à niveau s’est ouvert  ce jeudi 14 janvier 2020 à Yaoundé pour dévoiler une étude faite sur le positionnement de ces filières agroalimentaires, afin d’augmenter le revenu des producteurs.  

A l’ouverture des travaux Chantal ELombat, la directrice du Bureau de mise à niveau des entreprises a fixé les enjeux de cette rencontre : « Il ne vous a pas échappé que cet atelier intervient dans un contexte socioéconomique inédit, encore marqué par les conséquences multiformes de la COVID-19. Comme l’atteste une récente enquête menée par le BMN auprès des entreprises industrielles, principalement du secteur de l’agroalimentaire, cette pandémie n’a épargné ni la santé des entreprises, ni les emplois. Dans cette difficile épreuve économique, nous voulons réitérer notre solidarité et rassurer les chefs d’entreprises quant à la constance de notre engagement à les accompagner sur la voie de la mise à niveau, qui apparaît plus que jamais indispensable au vu des enjeux actuels et futurs. » .

Renforcer la compétitivité de la production de cacao, du café, du thé et du sucre et augmenter le revenu des producteurs est l’un des objectifs majeurs visé par le Bureau de mise à niveau (BMN) des entreprises. Pour y parvenir, le BMN a confié à un cabinet d’expert en la matière une étude  visant à produire des données, des informations et des recommandations, susceptibles d’éclairer les décisions du gouvernement, des investisseurs, des banques et des entreprises, sur le positionnement stratégique sur le marché  sous régional, de ces produits.

En commandant des études de positionnement stratégique des filières de l’agroalimentaire, le BMN s’acquitte d’un de ses devoirs régaliens qui consiste à contribuer à l’amélioration de l’environnement économique.

En effet, les études de positionnement stratégique mettent à la disposition de l’entreprise une masse d’informations pertinente sur les différentes branches industrielles et le marché (la demande, l’offre). Toute chose qui permet de construire des choix pertinents et des stratégies efficaces à adopter dans l’élaboration de son programme de mise à niveau.

Les études réalisées, analysant les déficits de compétitivité, permettront également de nourrir en informations, les institutions publiques, les banques et les privées, sur les choix à entreprendre sur la base : des stratégies des entreprises concurrentes ; des déterminants de compétitivité des branches ;  des exigences et tendances des marchés ; des appuis institutionnels des pays concurrents, etc…

De l’avis des experts, pour ce qui est du cacao, il ressort que la mise en place de nouvelles structures aussi bien au niveau de la première transformation (broyage de la verve) que de la deuxième transformation (fabrication du produit de cacao) sont des éléments positifs à relever dans la filière. L’augmentation des capacités de broyage et de fabrication de verve, qui tarde à dépasser le seuil de 300 000 t par an ; ceci en débit de la mise en œuvre de la stratégie et du plan  de relance de la filière.  L’augmentation des capacités de broyage et de fabrication de produits finis  à base de cacao est appréciable, mais demeure en dessous des taux d’industrialisation qui permettraient de booster la valeur ajoutée dans la filière au plan local.


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