Politique › Judiciaire

Cameroun: le procès en appel d’un trio condamné pour terrorisme s’ouvre ce jeudi

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Le Tribunal militaire de Yaoundé a condamné Fumosoh Ivo, Azah Levis et Afuh Nivelle à dix ans de prison, le 16 novembre 2016, pour avoir partagé une blague sur Boko Haram. La défense fait appel.

Les élèves Fumosoh Ivo, Azah Levis et Afuh Nivelle seront transférés de la prison centrale de Yaoundé à la Cour d’appel du Centre ce jeudi, 17 août 2017. Ils y comparaissent devant la chambre militaire de ladite juridiction, afin d’essayer de faire annuler la décision du Tribunal militaire de les garder en détention pendant dix ans, pour avoir partagé, une blague sur la secte Boko Haram.

Le recours en appel avait été intenté depuis le mois de décembre 2016, mais l’ouverture du procès avait été bloquée jusqu’ici par l’indisponibilité des accesseurs militaires qui  n’avaient pas encore prêté serment.

Les trois jeunes avaient été condamnés le mercredi, 02 novembre 2016 à 10 ans de prison ferme, pour «non-dénonciation d’actes de terrorisme». Ce, après avoir bénéficié des circonstances atténuantes. Il leur est reproché d’avoir partagé un message disant «Boko Haram recrute des jeunes de 14 ans et plus. Conditions de recrutement : avoir validé quatre matières et la religion au Baccalauréat».

Au moment de leur incarcération, le 14 janvier 2015, Afuh Nivelle, aujourd’hui âgé de 22 ans, était élève en classe de Première au lycée bilingue de Deïdo ; et ses amis: Azah Levis et Fumosoh Ivo, venaient d’achever la classe de Terminale et d’obtenir leur Baccalauréat.

Le 13 décembre 2014, Fumusoh Ivo Feh a été arrêté par la police dans la ville de Limbé dans le Sud-ouest du pays, quelques semaines après avoir fait suivre à son ami Azah Levis, le SMS qui leur vaut d’être emprisonnés. Celui-ci l’a transféré à Afuh Nivelle, dont l’enseignant, qui avait confisqué le téléphone pendant un cours, a pris connaissance. L’enseignant a montré le message à la police qui a d’abord arrêté le lycéen puis Fumusoh et Azah Levis.

Le message était parti d’un ami commun, un supposé militaire, qui se trouve toujours en liberté. Un fait que n’avait cessé de décrier l’avocat de la défense, Me Laurent Mbandam.  La justice n’a pas réussi à mettre la main sur lui, pour le juger de «complicité d’insurrection», «non-dénonciation d’acte de terrorisme» et «non-respect des consignes».


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