Politique › Judiciaire

Cameroun : procès en huis clos pour des militaires accusés d’exécution extra-judiciaire

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Les sept militaires camerounais jugés pour l’exécution de deux femmes et leurs enfants en bas âges à l’Extrême-Nord seront jugés en huis clos dès la reprise du procès en janvier 2020.

Le procès opposant l’Etat du Cameroun à sept militaires pour assassinat ne sera plus ouvert au public. Ainsi en a décidé le Tribunal militaire de Yaoundé lundi, 16 décembre, statuant sur une requête des accusés.

Les inculpés avaient été arrêtés après que des ONG aient démontré leur Les concernés sont jugés pour avoir tué en 2015, deux femmes et leurs enfants pour des liens supposés avec Boko Haram. L’affaire aurait été ignorée si des ONG n’avaient pas démontré l’implication de l’armée camerounaise dans la scène filmée et largement diffusée sur Internet en 2018. Ce qui avait contraint le gouvernement à investiguer au sein de ses forces de défense. Grâce à des témoignages de soldats engagés à l’Extrême-Nord, les mis en cause avaient été identifiés et arrêtés.

Ils ont jusqu’ici été entendus dans des audiences publiques pour coaction d’assassinat,  violation de consignes et complicité d’assassinat. Des faits que les intéressés n’ont de cesse de contester, soutenant avoir agi conformément aux ordres de leur supérieur hiérarchique. Partant de ce postulat, les accusés avaient demandé que la suite des débats se déroule en huis clos pour éviter la fuite d’informations sur les pratiques de l’armée dans la guerre contre Boko Haram.

Le procès de ces sept militaires reprend le 20 janvier prochain.


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