Société › Société

Cameroun: Quatre étudiants exclus de l’école de magistrature

Ils étaient titulaires de diplômes non conformes

C’est le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative Emmanuel Bonde, qui l’a notifié aux quatre étudiants exclus de l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (Enam). La raison évoquée par le Ministre Emmanuel Mbondé est la détention par ces étudiants de diplômes non conformes. Parmi les étudiants exclus de la prestigieuse Ecole d’Administration et de Magistrature du Cameroun, on retrouve deux diplômés de l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (Esstic) l’école de journalisme du Cameroun, un diplômé de l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) et un ingénieur diplômé de l’Ecole Nationale Polytechnique de Yaoundé.

Ces étudiants pourtant régulièrement inscrits avaient déjà passés deux années à l’ENAM et n’attendaient plus que la sortie de cette école et l’intégration dans la formation publique. L’ENAM est l’une des rares écoles de formation Camerounaise qui garantit à ses étudiants une intégration directe à la fonction publique. On comprend donc pourquoi cette école attire des étudiants de tout bord.Nicole Affana, chef de la cellule de communication et du suivi de l’Enam, justifie cette exclusion par le fait que ces étudiants sont frappés par une lettre du Premier chef du gouvernement adressée en décembre 2007 au directeur général de l’ENAM. Dans cette lettre, le Chef du gouvernement prescrivait que les candidats titulaires des diplômes professionnels ne soient plus admis à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature. C’était une façon pour le gouvernement Camerounais de mettre un terme à l’anarchie qui avait déjà pignon sur rue à l’ENAM.

En fait les conditions d’accès à l’ENAM étaient quasiment bafouées, laissant ainsi la porte ouverte aux  » Indésirables « .Pourtant seuls devraient être admis au concours d’entrée à l’ENAM, les candidas titulaires d’une licence de l’Enseignement supérieur ou d’un diplôme reconnu équivalent par l’autorité compétente, délivré par une université étrangère reconnue à la date du dépôt du dossier. Ainsi pour le Chef du Gouvernement, seules les licences de faculté devraient être admises au concours d’entrée dans cette école dans laquelle ont été formés nombre des administrateurs civils que compte le Cameroun. Malheureusement ces principes cardinaux n’ont plus été respectés depuis plusieurs années, au point où de nombreux candidats titulaires chacun d’un diplôme professionnel ont été formés à l’ENAM et se retrouvent actuellement dans divers postes de la fonction publique. Ce qui se passe aujourd’hui à l’ENAM n’est autre qu’une partie du nombre de faux diplômés qui exercent dans l’administration Camerounaise. Faux diplômes ou diplômes non conformes, sont de plus en plus détectés dans la fonction publique Camerounaise. L’admission des faux diplômés ou des titulaires des diplômes non conformes à la fonction publique, est l’ uvre de certains Camerounais corrompus qui ternissent l’image de marque du pays. Il importe donc que de tels réseaux soient démantelés afin que seuls les plus méritants soient admis dans ces grandes écoles de formation. Il y va de l’avenir, de l’honneur et de l’image du Cameroun.

Image d’illustration

Journalducameroun.com)/n

À LA UNE
Retour en haut