Société › Kiosque

Cameroun: Que se passe t-il au quotidien Le Messager?

Après la publication d’un communiqué informant de la désignation de Jean Vincent Tchienehom comme DP du journal, un démenti publié par d’autres membres de la famille réfute cette décision

Quelques jours après la célébration du 3e anniversaire de la mort de Pius Njawé, sa famille n’a toujours pas trouvé un consensus quant à la gestion de ses biens, principalement Free Media Group, qui édite le quotidien Le Messager. Le dernier épisode en date est cette double sortie médiatique – en quelques heures – de deux factions à propos d’une décision. Celle de la nomination de Jean Vincent Tchienehom comme Directeur de Publication du produit phare de Free Media Group : Le Messager.

Retour sur les faits
Jeudi 18 juillet en fin de journée, un communiqué signé de Francis NJAWE, porte-parole du Messager, indique que Jean Vincent Tchienehom a été nommé au poste de Directeur de Publication du journal. Décision prise lors de l’assemblée générale de la société éditrice du titre. Le nouveau promu, qui par le passé a travaillé en tant que directeur de la rédaction du journal a été choisi avec comme missions de de (i) densifier le journal dans sa pagination et son contenu, (ii) de renforcer sa viabilité économique et (iii) de relancer l’édition numérique du premier titre de presse indépendant du Cameroun. Le communiqué précise par ailleurs que sur la demi-douzaine de candidats proposés pour ce poste, le choix de Jean Vincent Tchienehom a fait l’unanimité des associés, largement représentés par les enfants Njawé. Selon le porte Parole du Messager Son expérience assise sur une indiscutable compétence a fait la différence avant de souligner que Par ces temps difficiles pour la presse nationale et étrangère, nous avons préféré faire appel à une valeur sûre. Le communiqué cite Jean Vincent Tchienehom, qui a voulu rendre hommage à Pius Njawé, dont il a été collaborateur en tant que correspondant du journal en France dans les années 90 : Intervenant au lendemain de la commémoration du 3ème anniversaire du rappel à l’Eternel de Pius NJAWE, le fondateur du Messager, ma désignation est un appel à poursuivre son uvre en respectant la vision du journal qui se veut au service de la vérité et à l’écoute constante du peuple. Quelques heures après la mise à disposition de ce communiqué à l’endroit des journalistes, un autre communiqué, signé cette fois de Njawé Musuma Michaël, frère aîné de feu Pius Njawé, Njawé Ombede Pierre jules et Njawé Francis Cabral, tous deux fils du défunt, dément le premier : Suite à la publication, dans la soirée du 18 Juillet 2013, sur les réseaux sociaux (facebook et 237 Médias) d’un communiqué faisant état de la nomination de Monsieur Jean Vincent Tchienehom au poste de Directeur de publication du journal Le Messager, Les ayants droits, et la famille du défunt Directeur de publication du quotidien Le Messager, M. Pius N. Njawé informe le public ainsi que la presse nationale et internationale sur le manque de véracité et le caractère subversif de cette correspondance. A priori, M. Francis Njawé présenté comme le porte parole du Messager au cours de cette Assemblée générale ne se reconnaît associé à la validation de cette correspondance, encore moins à l’organisation et à la tenue de la supposée Assemblée générale. Par conséquent, les autres actionnaires minoritaires se joignent à la grande famille et ayant droit de Feu Pius NJAWE pour dénoncer cette autre man uvre dont le but avoué par ces initiateurs semble de déstabiliser cette entreprise de presse à valeur de patrimoine national. Le communiqué précise par ailleurs que Les ayants droits du défunt Directeur de publication du journal Le Messager rassure, par conséquent, l’opinion publique nationale et internationale du fait que l’Assemblée générale légitime travaille depuis quelques temps à l’effet de doter Le Messager de structure lui permettant de remplir son rôle de veille social traditionnelle. Au c ur de cette controverse, Jean Vincent Tchienehom a eu des propos apaisants ce matin sur le forum des journalistes : Je découvre comme vous ce communiqué signé par Jules Njawé que j’ai tenu à voir la semaine dernière avant d’accepter le poste et qui n’y a pas fait d’objection. Cette démarche était essentielle pour moi, car je n’entends pas prendre partie dans les affaires d’héritage de la famille. Accordons-nous quelques heures pour comprendre ce qui s’est passé entre-temps. Amanda est au Cameroun et se prononcera en temps opportun. Je travaille personnellement pour un apaisement, dans l’intérêt bien compris du Messager.

Quelle suite ?
Joint au téléphone, Jean Vincent Tchienehom, qui confirme avoir été au courant du communiqué de démenti ce vendredi matin, affirme que toute la famille était d’accord au moment où il acceptait le poste. Joint au téléphone, il affirme que Tout se serait bien passé 48H avant, car tout le monde était d’accord. Mais il y’a eu d’autres problèmes relevant de l’héritage qui ont plombé les rapports entre les membres de la famille. Selon des sources, le fils Njawé, Jules Ombede, a reçu quelques heures plu tôt une convocation judiciaire lui demandant de prouver son lien héréditaire avec le défunt. Cette convocation résultant d’une plainte portée plus tôt par certains enfants de Pius Njawé qui ne reconnaissent Jules Ombede Njawé comme leur frère. De plus, la quote-part de remboursement de l’assurance vie de ce dernier a été bloqué sous réserve de sa présentation du certificat d’hérédité réclamé par la justice. C’est donc cette convocation qui a enlisé à nouveau les problèmes entres « les clans » de la famille. Conduisant au blocus au niveau de la nomination du Directeur de Publication. Le week-end sera donc décisif quant à l’issue de cette crise, la énième du genre depuis la mort du journaliste en 2010.

Jean Vincent Tchienehom, au c ur de la controverse dans la famille Njawé
Journalducameroun.com)/n
À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut