Opinions › Tribune

Cameroun, réajustement stratégique: Déclaration sur l’honneur pour le jeu démocratique sans violence

Par Ngouo Woungly-Massaga

Au peuple camerounais, à la haute Attention du Président de la République, Son Excellence M. Paul Biya. A la haute attention du Président du Sénat, son excellence M. Marcel Niat Njifenji, à la haute attention du Président de l’Assemblée Nationale son excellence M.Cavaye Yeguie Djibril, à la haute attention du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, son excellence M, Philémon Yang, a la haute attention du Ministre des Finances, son excellence M. Alamine Ousmane Mey. ( I ) Par la présente, nous Ngouo Woungly-Massaga, alias Commandant Kissamba et Commandant Gama, Vétéran de L’UPC et de l’ALNK, benjamin et tout dernier survivant des leaders de la lutte pour la Réunification et pour l’Indépendance du pays, après une longue prospection auprès des forces armées nationales (officiers retraités compris), auprès des groupes armés d’opposition d’existence plus ou moins réelle, et des barons en révolte du RDPC, assoiffés de pouvoir, mais hostiles au changement démocratique, approchés jusque dans les lieux de détention des emprisonnés, décidons de nous engager solennellement à n’entreprendre et à ne prendre part à aucune forme de déstabilisation des institutions actuelles par la violence, parce que dans les conditions actuelles de pourrissement social, d’infiltration et de division de l’opposition, une telle action aboutirait inévitablement à une gestion catastrophique empirée du pays par les mêmes structures et les mêmes hommes..

( II ) Si donc, à travers nos relations d’exil, nous parvenons à obtenir un ou deux prêts financiers, quel qu’en soit le montant, NOUS DECLARONS SOLENNELLEMENT QU’IL N’Y AURA PAS LIEU POUR L’ETAT CAMEROUNAIS DE CRAINDRE QUE NOUS LES INVESTISSIONS DANS QUELQUE PROJET DE COUP D’ETAT QUI NE PROFITERAIT DANS LES CONDITIONS ACTUELLES QU’AUX FORCES LES PLUS NEGATIVES DE NOTRE SOCIETE. C’est le sens de notre engagement sur l’honneur, devant le Peuple Camerounais, pour le jeu démocratique sans violence. Avec nos associés actuels et futurs, nous consacrerions ces fonds à des projets économiques, notamment d’agriculture moderne mécanisée à l’américaine, d’élevage intensif, de pêche industrielle dans le gulf stream avec le feu vert de nos camarades d’Angola et de Namibie, de prospection et d’exploitation des ressources minières dans notre pays , et de développement du tourisme, bref à la création d’emplois par milliers et de richesses. ( III )Aussi saluons-nous l’ouverture d’esprit, l’objectivité économique et le sens patriotique du Ministre des Finances, Son Excellence Alamine Ousmane Mey, et le remercions nous d’avoir autorisé depuis le mois de Mai dernier, l’entrée au Cameroun de notre premier emprunt extérieur immédiatement disponible d’un montant de un milliard cinq cent millions d’Euro ( 982 milliards de francs cfa ). Certaines réactions mesquines apparues au niveau de la BEAC nationale contre l’entrée de ces fonds posent des questions sérieuses : – Quel est donc ce pays où les directives écrites d’un Ministre sont défiées avec mépris par une structure dont il exerce la tutelle? – Est-ce une saine conception du développent du pays que de défendre farouchement le monopole de la richesse par une seule de ses ethnies? -Pourquoi ne pas faire son travail et laisser entrer les fonds pour constater qu’ils sont bien réels au lieu de tisser des fables sur l’origine mystérieuse de ceux-ci? – Nos structures bancaires nationales doivent-elles voir d’abord la défense des intérêts des Occidentaux, en ignorant ceux des Camerounais ? Les occidentaux ont-il jamais fait obstacle l’entrée des fonds chez eux au prétexte qu’ils seraient d’origine douteuse.

Woungly-Massaga
cameroon-info.net)/n

Bref, nous demandons aux Dirigeants de la BEAC nationale de donner immédiatement le feu vert à la structure bancaire qui doit recevoir nos fonds. ET compte tenu de l’importance des enjeux, nous sollicitons respectueusement non seulement une action plus vigoureuse de M. Le Ministre des Finances pour vaincre la défiance, mais l’intervention immédiate des plus hautes autorités de notre pays. A l’heure où l’Etat peut péniblement lever quatre milliards de francs cfa ,( que nous nous offrons volontiers de prélever sur notre emprunt), pour améliorer le réseau routier de Douala, notre capitale économique, quel sens faut-il donner au fait qu’ un dirigeant de la BEAC nationale, ivre de puissance et de tribalisme, se mobilise sous des prétextes malsains contre l’entrée de quasi mille milliards de francs cfa dans notre pays? ( IV ) Si nous ne faisions pas ce réajustement de stratégie de manière explicite et solennelle, il aurait été facile à tous les trompeurs professionnels du peuple au pouvoir comme dans l’opposition où beaucoup se sont spécialisés dans le travail de sabotage de l’image du Commandant Kissamba, de prétendre que ce dernier a fait venir des fonds de l’extérieur pour prendre le pouvoir. ET pour qu’il n’y ait aucun malentendu, précisons que cet engagement solennel pour le jeu démocratique sans violence ne saurait en aucune manière diminuer notre engagement dans le combat upéciste véritable et la lutte pour le changement démocratique. Bien au contraire, dans la mesure ou nous pourrons désormais travailler à l’abri du chantage économique des uns et des autres, des man uvres de disqualification et de marginalisation de toutes sortes de médiocres, de tribalistes, d’insulteurs et de vils calomniateurs, nous pourrons mieux intervenir pour restituer à la jeunesse de notre pays l’histoire vécue de la lutte héroique de libération de notre peuple, former les cadres sans entraves et présenter au pays le point de vue d’une UPC véritable en reconstruction qui ne mendie pas sa légitimité et sa légalité auprès du parti au pouvoir.
Yaoundé le 19 Juin 2013

A SAVOIR

- Les opinions et analyses présentées dans cette rubrique n'engagent que leurs auteurs et nullement la rédaction de Journalducameroun.com.

- JournalduCameroun.com n'est pas responsable des affirmations qui y sont présentées et se réserve le droit de modifier ou de retirer un article qui diffamerait, insulterait ou contreviendrait au respect des libertés publiques.

À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut