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Cameroun: Rebondissement dans l’affaire des enfants victimes de sévices à Douala

Une correspondance transmise par les avocats des familles des enfants victimes du drame donne une toute autre version de l’affaire

Un cabinet d’avocat se présentant comme représentant de la famille Elongo Menye Francis dont il a été rapporté la mort par sévices brutaux de leurs enfants de 4 et 6 ans à Douala la capitale économique du Cameroun, apporte de nouveaux éléments dans une affaire qui a déferlé la chronique il y a quelques jours. « Différents médias se sont précipités pour annoncer que les enfants auraient été sodomisés puis tués dans le cadre des sévices prétendus rituels exercés à l’Eglise Presbytérienne du Cameroun. Toutes ces révélation relèvent de l’infraction de propagation de fausses nouvelles », indique maître Etoungou Nko’o dans sa lettre. L’avocat indique en outre que dans une plainte déposée contre l’hôpital militaire de Douala, il y désigne les vrais responsables présumés. Selon lui les profanations qui ont été constatés sur les enfants, sont l’ uvre des membres du personnel de l’hôpital car il aurait été établi que les enfants sont décédés d’intoxication alimentaire, et non pas de sévices subis dans une église. Selon l’homme de droit, la grand-mère des enfants qui a témoigné de cette situation devant des journalistes à Yaoundé a dénaturé les faits : « La justice a été saisie des faits et tant que les experts en la matière ne se seront pas prononcés, il ne faut pas prendre pour parole d’évangile, les parole de quelques sorciers exerçant sous la supervision d’un médecin chef », explique maître Etoungou.

Mercredi 02 janvier dernier, Monique a Batoum la grande mère des enfants décédés, participe comme témoin à une conférence de presse donnée à Yaoundé par le Rassemblement de la Jeunesse Camerounaise (RJC). Elle revient à sa manière sur la façon dont Gloria Kondé Elogo qui aurait eu cinq ans le 4 décembre 2012 et Jacques Le Juste Mefiré, six ans, ont été assassinés au quartier PK11 à Douala, dans une église dénommée EPC Quoumran. « Ces enfants ont été violés, sodomisés, affamés pendant plus de cinq jours, vidés de leur sang, puis tués après rupture des vertèbres cervicales et les os d’omoplate, comme l’indique le rapport de l’autopsie effectué sur leurs corps depuis décembre 2012 », révélait un communiqué signé par elle et diffusé lors de la rencontre de presse. La grand-mère se serait -elle trompée ou alors aurait-elle menti ? Difficile de dire. Mais une chose demeure constante, vivants ou déjà décédés, les enfants ont incontestablement fait l’objet de sévices sexuels. Un phénomène qui vient s’ajouter à de nombreuses autres situations analogues survenues au Cameroun ces dernières années. Le 8 août 2012 dernier à Douala une scène d’horreur soulevait de l’émoi dans de nombreuses familles. Après avoir été violées et sodomisées, Paola et Rosy Epanya ont été retrouvées mortes dans une piscine. Au mois de novembre de la même année, c’est une fillette de 10 mois qui a été retrouvée violée dans un quartier de Yaoundé. Jusqu’à ce jour, les enquêtes ouvertes sur ces affaires piétinent.


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