Politique › Judiciaire

Cameroun : des responsables de la Mida au Tribunal

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Ils étaient devant la barre jeudi à Yaoundé.

Le procès contre les responsables de la Mission d’intégration pour le développement de l’Afrique (Mida) est ouvert au Tribunal de grande instance du Mfoundi à Yaoundé. La première audience a eu lieu dans cette juridiction hier, jeudi 17 mai. D’après le quotidien Le Jour, quatre responsables de la Mida dont un prêtre et une sœur religieuse étaient devant la barre, pour une audience qui a duré une demi-heure environ.

« Le dossier a été appelé, mais pas retenu. Il y avait des détails qui manquaient, puisqu’il fallait une déclaration sous serment des détenus qui n’a pas été produite. Nous avions apprêté tous les documents, mais c’est incroyable. Depuis une vingtaine de jours, ils sont privés de leurs avocats. Ils n’ont même pas la permission de voir leurs familles. Jusqu’à présent, nous ne connaissons pas les motifs de leur arrestation. Le seul document qui existe est l’arrêté du préfet du Mfoundi signé le 12 avril 2018, portant suspension du Mida. Il n’y a pas de séquestrations, ni de victimes. On les a interrompus lorsqu’ils payaient la 7ème vague. On les a arrêtés sans notification. Tout ceci n’est pas réglementaire », a déclaré un avocat des prévenus au quotidien Le Jour.

L’audience a donc été renvoyée au 24 mai prochain. Les responsables de la Mida, détenus dans les les cellules du Groupement spécial d’opérations (Gso) de la police, pourront toujours compter sur les souscripteurs qui, hier, sont venus massivement pour réclamer leur libération.

En rappel, ces responsables de la Mida ont été arrêtés en avril dernier alors qu’ils procédaient au paiement de la 7ème vague des souscripteurs de cette organisation. Celle-ci multipliait par cinq les gains initialement investis par les souscripteurs, qui devaient recruter le maximum de personnes dans le projet.

Le 17 avril dernier, le préfet du Mfoundi a décidé de la suspension des activités de cette organisation. L’autorité administrative estimait qu’elle était une « escroquerie » et favorisait la «corruption de la jeunesse ». Certains souscripteurs n’ont pas pu récupérer leurs investissements. Une commission a été mise sur pied pour procéder à leur remboursement avec l’argent retrouvé au siège de la Mida à Yaoundé.

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