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Cameroun: Revue de la presse du 15 juin 2012

Enquête sur le crash du boeing de la Camair, opération épervier, défaite des lions indomptables… Voilà le menu

L’assemblée nationale n’enquêtera pas sur le crash du Boeing de la Camair. Cameroon Tribune révèle que de l’avis du président de cette instance, Blondeau Talatala, les arguments présentés n’étaient pas suffisants pour amener la commission à proposer à la chambre entière, qui doit siéger en plénière pour une décision définitive, la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire sur le sujet évoqué. De plus, selon Gaston Mvindi Obama, membre, une commission d’enquête avait été mise sur pied en son temps et avait rendu ses conclusions. Il reste donc l’étape de l’examen de la proposition en séance plénière. La Nouvelle Expression précise que [i une source interne dit que «la crédibilité même de la source de cette proposition de résolution [à savoir Marafa Hamidou Yaya, l’auteur des lettres] a beaucoup divisé. Le fait qu’il soit celui qui balance fait de lui le personnage clé, mais étant en prison, il sera inaccessible à la commission d’enquête», explique-t-elle]. Mutations confie que de sources fiables, Mutations a appris hier que «mardi dernier en fin de matinée, le président de l’Assemblée nationale a envoyé un député du Nyong et Mfoumou bien connu de la place, rencontrer le ministre de la communication, Issa Tchiroma, pour discuter de la suite à donner à la proposition de résolution du Sdf. Au bout de cette négociation, à laquelle ont pris part d’autres membres du Rdpc, le Mincom a eu l’assurance que la demande du Sdf n’allait pas prospérer au-delà de la commission des pétitions. Car, il est hors de question que le Rdpc lâche un allié de taille dans l’affaire Marafa, en l’occurrence, Issa Tchiroma».Repères indique qu’accablé par des accusations de corruption dans la gestion du contrat d’entretien des avions Camair, le ministre de la communication se retrouve dans la position de l’arroseur arrosé. Et fait feu de tout bois pour réduire au silence les journalistes et les médias impertinents. Nommé pour servir de paratonnerre, le ministre de la communication est foudroyé par l’affaire des rétro-commissions du contrat d’entretien des avions Camair et devient gênant pour Paul Biya. Le rapport d’enquête publié par l’hebdomadaire L’ il Du Sahel confie que M. Issa Tchiroma reconnait avoir obtenu des pots-de-vin.

Opération épervier : Jean-Jacques Ndoundoumou, Jean Tabi Manga sanctionnés et Iya Mohammed, Bekolo Ebe et Humphrey Monono interpellés. La Nouvelle Expression souligne que Jean Jacques Ndoundoumou et Jean Tabi Manga sont incriminés pour des fautes de gestion durant la période allant de 2006 à 2009. Le directeur de l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) vient d’être condamné par le conseil supérieur de l’Etat à payer la rondelette somme de 60 millions Fcfa et à payer une amende de deux millions de nos francs. Même si le montant à rembourser par Jean Jacques Ndoundoumou a connu une baisse drastique, de 400 millions précédemment annoncés par les médias à 60 millions. Le recteur de l’université de Yaoundé II, le Pr. Jean Tabi Manga est aussi passé à la trappe. Il a été condamné à payer la somme de 30.000.000 Fcfa au trésor public et d’une amende de 2.000.000Fcfa. L’actu révèle que ces gestionnaires des établissements publics qui viennent d’être condamnés par le Consupé, à défaut d’un départ volontaire, devraient être relevés de leurs fonctions. Quant aux interpellations, Le Messager dit qu’ Iya Mohammed est mis en cause par le contrôle supérieur de l’Etat dans le cadre du management de la société de développement du coton (Sodecoton). Il est traduit au conseil de discipline budgétaire et financier (Cdbf). Bekolo Ebe, recteur de l’université de Douala est traduit devant le Cdbf suite aux missions de vérification conduites en 2011 pour sa gestion au cours de la période allant de 2008 à 2010. Un autre cadre du secteur de l’Education, le secrétaire exécutif du Gce board (le pendant anglophone de l’office du Bac chargé d’organiser les Gce A Level et 0 Level) répondra quant à lui de sa gestion de cette institution publique d’enseignement secondaire au cours de la période allant de 2006 à 2009. Mutations signale que la convocation de ces dirigeants, dont la date n’a pas été indiquée, fait suite à «l’exploitation des rapports d’audit établis par les missions de vérification conduites, en 2011, par des équipes d’inspecteurs d’Etat». Autant dire que les intéressés, malgré la présomption d’innocence de rigueur en pareille circonstance, ont été convaincus de fautes de gestion et devraient, sauf miracle, être bientôt sous le coup de sévères sanctions pécuniaires sans préjudice de poursuites judiciaires. On l’a vu ces derniers temps avec plusieurs dirigeants ou ex-gestionnaires de la fortune publique, rattrapés par leur passé cafouilleux et dont les sentences du Consupe ont été largement médiatisées.


Les lions indomptables ont perdu face à la Lybie dimanche dernier. Repères explique les joueurs, pour la plupart, n’ont pas été à la hauteur. Lessivé par une longue période d’inactivité en club, Kameni, par sa nonchalance, reflète l’état de santé exécrable des joueurs camerounais. La défense est loin d’avoir assuré. Tous n’ont plus la même vivacité, ni la même créativité qu’ils font montre dans leurs clubs respectifs. Il y a eu le paiement sélectif d’une partie de primes de victoire dues aux joueurs. En réalité, les cinq victoires d’affilée acquises sous la direction de M. Denis Lavagne ont été obtenues face à des équipes de seconde zone pour la plupart.Cameroon Tribune remarque que L’équipe du Cameroun est restée fidèle à l’image qu’elle renvoie depuis quelques mois : sans âme, sans fonds de jeu, en manque d’application, en déficit d’inspiration. Le sélectionneur a « arrosé » son contrat paraphé lundi dernier d’une drôle de manière. Sa gestion du match est contestable. Le Jour atteste que la conséquence directe de cette défaite est que Denis Lavagne, l’entraîneur des Lions et ses poulains ne sont plus en tête du groupe I, dans la mesure où la République démocratique du Congo (Rdc) a battu le Togo (2-0) hier. Le Cameroun occupe désormais la troisième place de son groupe des éliminatoires avec trois points. L’actu notifie que le Cameroun se retrouve ainsi d’entrée dans des doutes quant à sa qualification à la Coupe du monde de football 2014. Surtout lorsqu’on sait que seuls les premiers des dix poules dans la zone Afrique disputeront les barrages d’où seront dégagées les cinq équipes qui représenteront l’Afrique au Brésil. La nouvelle Expression dit que l’équipe nationale a repris les entraînements hier au stade Ahmadou Ahidjo. Pluie d’injures sur la tête des lions «Mouilleurs, bande de vendeurs». C’est presque un refrain qu’ont entonné les quelques dizaines de spectateurs qui ont assisté à la première séance d’entraînement de l’équipe nationale. Les mécontents n’ont pas accordé un seul moment de répit aux joueurs.Le quotidien Mutations fait un constat et signale qu’on cherchait à savoir quand la valeureuse sélection de football du Cameroun – pas encore ces Lions présumés indomptables qui se font aujourd’hui malmener sur les arènes d’Afrique et du monde par des damoiseaux – avait disputé son dernier match amical sur le sol camerounais, le sien. C’était le 24 décembre 1995 à Yaoundé, contre le Liberia (1-0), à la veille de la Coupe d’Afrique des nations (Can) d’Afrique du Sud.


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