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Cameroun: Revue de la presse du 1er juin 2012

Le transfèrement au Sed de certains prisonniers, Marafa choisit les avocats du SDF pour sa défense, augmentation des tarifs de l’électricité

Polycarpe Abah Abah, Yves Michel Fotso et Marafa Hamidou Yaya transférés au Secrétariat d’Etat à la Défense (SED). Le Messager affirme que les deux ex-ministres et le milliardaire tous en détention préventive à la prison centrale de Yaoundé ont été brutalement exfiltrés de leur cellules nuitamment pour les casernes de la gendarmerie, le 25 mai 2012. La Nouvelle Expression mentionne que les raisons de ce transfèrement variaient d’une presse à l’autre. Si pour les uns c’était un moyen pour faire taire celui qui dérange le plus, Marafa Hamidou Yaya qui, en quelques semaines d’incarcération, semble mettre le régime en difficulté. D’aucuns voient donc en cet acte, un moyen de neutraliser davantage afin de contrôler ses mouvements. L’hebdomadaire Emergence confie que nos sources indiquent que Marafa Hamidou Yaya et Yves Michel Fotso ont tenté d’opposer une résistance. Les bidasses ont réagi par la violence. Le Jour souligne que ni les avocats, ni les gendarmes ne disent sur quel acte ou décision s’appuie le transfert de Mebara, Abah Abah et Yves Michel Fotso dans les services centraux de la gendarmerie nationale. Tout juste, indique-t-on au Sed, c’est la hiérarchie qui a décidé, sans dire de quelle hiérarchie il s’agit. Or, les trois détenus ont été placés en détention provisoire, en bonne et due forme à la prison de Kondengui par un juge d’instruction.Le Popoli notifie que l’article 55 du nouveau code de procédure pénale dispose que « toute personne détenue en vertu d’un mandat de justice est incarcérée dans une prison ». Le SED n’en n’est pas une, pourquoi on enlève les éperviables de Kondengui pour les envoyer plutôt dans un camp militaire ?.Mutations rapporte que Abah Abah, Marafa et Fotso interdits de visite. Seules les épouses des trois détenus ont le privilège de leur convoyer des repas, sans possibilité de communiquer.

Marafa choisit les avocats du Sdf pour sa défense. Mutations rapporte que le président national du Social Democratic Front (SDF), John Fru Ndi, au détour d’une communication marquant les 22 ans d’existence de ce parti, tenu le 26 mai dernier à Bamenda, a fini par confirmer ce qui, jusque-là, s’apparentait à une simple rumeur. Puisqu’il a publiquement affirmé, devant près de 6.000 militants et sympathisants du Sdf, accouru au stade municipal de Mankom à Bamenda, que ce parti affectera des avocats pour défendre l’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Marafa Hamidou Yaya. Le Popoli précise que aussi curieux que cela puisse paraître, pour sa défense dans le cadre de l’affaire Albatros, l’ex-ministre a choisi de s’adresser à Ni John Fru Ndi afin qu’il lui trouve les meilleurs hommes de loi pour plaider sa cause. Et le patron du sofa don finish, comme un carnassier qui attendait qu’on lui jette le providentiel morceau de viande, a sauté sur la situation pour mobiliser les avocats du Sdf. Le Jour affirme que d’aucuns pensent que le Sdf n’a pas décidé de soutenir l’ancien Minadt, mais que ce dernier a sollicité un éminent avocat et universitaire, Ndiva Kofele Nkale, qui est aussi un militant du parti de Fru Ndi pour assurer sa défense. Ce qui ne signifie aucunement un soutien du principal parti de l’opposition à ce cadre du parti au pouvoir, aujourd’hui en disgrâce et englué dans une affaire de détournement de deniers publics. Le Messager déclare que Fru Ndi veut utiliser Marafa pour déstabiliser Paul Biya. En prêtant les avocats du Sdf pour défendre l’ex-ministre d’Etat, le leader du principal parti de l’opposition a admis que Marafa Hamidou Yaya constitue son joker pour en finir avec le régime du renouveau. La Nouvelle Expression signale que Monsieur Ndiva Kofele Kale, expert dans la corruption dans les milieux étatiques annonce que l’équipe d’avocats qu’il conduira montera une défense vigoureuse et agressive contre chaque chef d’inculpation retenu contre l’ex ministre d’Etat.

Aes- Sonel revoit les tarifs d’électricité. Mutations explique que cette fois-ci, contrairement au son discordant et à la protestation gouvernementale qui avaient suivi l’augmentation des tarifs d’électricité en mai 2010, c’est visiblement de commun accord que les prix ont été ajustés. Ainsi à partir du mois de juin prochain, les clients, suivant leurs niveaux respectifs de consommation, devront payer entre 3 f et 15 f de plus. Cependant, l’on remarque tout de même que la hausse des tarifs de l’électricité se situe en moyenne autour de 7% suivant le communiqué d’Aes-Sonel, alors que le contrat de cession prévoit que celle-ci ne doit pas dépasser les 5%.Le Jour commente que ceux qui consomment chaque mois entre 401 Kwh et 800Kwh payeront pour chaque Kw 94 FCfa au lieu de 80 FCfa, tandis que les consommateurs utilisant au-delà de 801 Kwh payeront 99Fcfa au lieu de 85 FCfa. Par contre, les tarifs des consommations inférieures ou égales à 110 Kwh restent inchangés à 50 FCfa. Les frais d’entretien et de renouvellement des compteurs des clients BT sont par ailleurs suspendus. Pour Aes-Sonel, cela va entrainer une baisse moyenne de 22% sur la facture des consommateurs domestiques les plus vulnérables. Autre changement, l’éclairage public payé par l’Etat revient à 66 FCfa/Kwh au lieu de 55 FCfa/Kwh. Cameroon Tribune écrit une situation que l’opérateur tente d’expliquer dans une lettre adressée à sa clientèle. Jean David Bilé, directeur général d’Aes-Sonel y fait observer qu’après trois années de gel des tarifs d’électricité au cours desquelles les consommateurs ont bénéficié d’un soutien du gouvernement de l’ordre de 38 milliards F, « il y a urgence. Nous pouvions plus différer cette hausse des tarifs ! ».Le Messager détaille les raisons. Pour les tarifs de 2008, les usagers payaient 50,70, 80 et 85 Fcfa. Le reste était couvert par l’Etat qui subventionnait Aes-Sonel. Il se trouve actuellement que, l’Etat arrête ses subventions. De plus, le taux d’impôts préférentiel attribué à Aes-Sonel a été revu à la hausse. Il a donc fallu, qu’il réajuste ses prix pour éviter de se retrouver plus tard dans une situation difficile à gérer à cause du manque d’électricité. La Nouvelle Expression constate que depuis 2008, l’Arsel a réussi à geler les tarifs. Mais, le régulateur, le pauvre !, a fini par craquer. Au point de s’embrouiller dans sa décision. La décision punitive de l’Arsel a été publiée dans Cameroon Tribune du 28 mai 2012.C’est à dire le jour où elle a été signée. C’est bel et bien « la décision N° 0096/Arsel/Dg/Dcec/Sdct du 28 mai 2012 fixant les tarifs de vente hors taxes d’électricité applicables par la société AES-Sonel dès l’année 2012 ».C’est la première curiosité. Bien plus, le titre de la décision informe que les tarifs sont applicables dès l’année 2012 alors que l’article 1er de la même décision indique la date du 1er juin 2012.C’est autre incongruité.


Quotidienmutations.info)/n

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