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Cameroun: Revue de la presse du vendredi 11 mai 2012

Acquittement de Mebara, élection de François Hollande, jeux universitaires et morts dans le Wouri… Tel est le contenu de la revue de la presse

Malgré l’acquittement de Jean-Marie Atangana Mebara, il est toujours en prison. Le Popoli explique que censé être remis en liberté après le verdict du président de la collégialité, le juge Gilbert Schlick, l’ancien ministre des étudiants, incarcéré à Kondengui dans l’affaire Albatros a passé un week-end en prison. Pourtant, immédiatement 24 heures seulement après le verdict, le tribunal a signé son ordre de libération. Remis vendredi à 17h30, ce document a été acheminé chez le procureur de la République Jean Kléber Fils Ntamack qui n’a pas signé. La Nouvelle Expression révèle qu’ après la lecture du jugement, plusieurs cas de figure peuvent se présenter. Le premier cas suppose que le tribunal ait prononcé l’acquittement de l’ancien ministre d’Etat sous réserve de : «s’il n’est poursuivi pour autres faits». Le second cas de figure intervient lorsque l’accusation, c’est-à-dire le parquet, fait appel de l’objet jugé dans les dix jours qui suivent le verdict. Dans les deux cas de figure, l’accusé acquitté n’est pas libre. Cependant, selon la nature du délit, il peut bénéficier d’une mesure alternative de peine, la mise en liberté provisoire subordonnée à un cautionnement dont le montant est fixé par le tribunal. Mais nous sommes dans un procès criminel. Sur ces entrefaites, il est loisible de comprendre que les accusés dans ce premier volet du procès « Albatros » ont été traduits devant le juge du jugement par une ordonnance de disjonction d’instance du 11 janvier 2010. Par cet acte, le juge ordonne d’instruire et de juger séparément les questions litigieuses d’une même instance. Ainsi cadré juridiquement, Atangana Mebera, outre les trois premières infractions pour lesquelles il a été déclaré non coupable, il doit répondre de deux autres chefs d’accusation. Le Jour dévoile que du fond de sa cellule à Kondengui, Jean-Marie Atangana Mebara a confié au Jour que : « il n’y a aucun doute que je suis victime d’un véritable acharnement judiciaire et probablement de la haine. ». L’actu publie que [i sa libération s’avère improbable, puisqu’il doit se présenter devant le juge d’instruction Pascal Magnaguemabe dans quelques heures.

François Hollande a été élu président de la France dimanche dernier. Mutations écrit que tout se savait déjà ou presque avant le duel. Ne manquaient plus que les chiffres : 51,9% pour François Hollande ; 48,1% pour le sortant Nicolas Sarkozy. « Le changement c’est maintenant » était son slogan de campagne. Dimanche soir, il a magnifié les valeurs du rassemblement, de la cohésion nationale retrouvée, pris deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse. Il veut panser les blessures d’un quinquennat difficile. La Nouvelle Expression mentionne qu’ au lendemain de la victoire de François Hollande à l’élection présidentielle, la gauche et la droite française ont débuté lundi les grandes man uvres pour les élections législatives de juin prochain. Les législatives françaises des 10 et 17 juin prochains font plus que jamais l’actualité après la publication des résultats de l’élection présidentielle française. Le Messager fait le portrait de ce dernier enfant du baby-boom, né le 12 août 1954 à Rouen il incarne parfaitement cette génération de l’après-guerre. Petite enfance, sans trop d’histoire, de fils de notable provincial : pensionnat Jean-Baptiste-de-la-Salle à Rouen, puis le lycée Pasteur à Neuilly-sur-Seine. Sous le berceau de ces « douces fées » il s’envole, brillant (déjà) et amasse les diplômes : licence de droit à Paris, puis Hec, l’Institut d’études politiques de Paris et enfin le saint des saints : l’Ecole Nationale d’Administration. Cameroon Tribune revient sur ce qui attend le président élu à 57 ans, François Hollande, qui n’a jamais exercé de fonction gouvernementale en trente années de carrière politique, devient septième président de la Ve République à sa première candidature. Tâche ardue s’il en est, le nouveau chef de l’Etat se retrouve à la tête d’un pays fracturé, alors qu’une certaine unité nationale est nécessaire pour sortir le pays de la crise. C’est certainement ce qui explique qu’il a placé sa victoire sous le signe du « rassemblement » de tous ses « concitoyens », promettant d’ uvrer à plus de « justice » et plus « d’égalité ».

Jeux universitaires 2012 : le lancement a été fait samedi dernier à Buéa. Mutations relate que comme à l’accoutumée, la cérémonie d’ouverture a rassemblé de nombreuses personnalités à l’instar du ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, le ministre des Sports et de l’Education physique, Adoum Garoua, ainsi que les différents recteurs des universités et directeurs des grandes écoles d’Enseignement supérieur. Notamment le «vice-Chancelier» de l’université de Buea, Vincent Titandji, le recteur de l’université de Douala, Bruno Bekolo, qui s’est d’ailleurs exprimé en sa qualité de président de la fédération nationale des jeux universitaires (Fenasu). Mais la fin de la cérémonie s’est achevée par une prise en otage pendant plusieurs minutes des deux ministres par des étudiants qui revendiquaient au recteur de l’université de Buea, Vincent Titandji le payement des primes et l’instauration du dialogue universitaire. La Nouvelle Expression annonce une délocalisation alors qu’elles avaient bel et bien commencé sur les installations aménagées à cet effet dans les différents complexes sportifs de l’Université hôte, les compétitions du Lawn – tennis doivent se poursuivre désormais à Limbé, au complexe sportif de la Sonara. La nouvelle a été confirmée par le chef de service du sport universitaire et de l’éducation physique au ministère de l’enseignement supérieur Patrice Elemva Beling Koumba, par ailleurs chef du secrétariat technique de la 15ème édition de cette rencontre sportive L’état des infrastructures et les problèmes d’électrification des stades seraient à l’origine de la délocalisation du tennis dame pour Limbe.

Le fait divers est extrait du quotidien Le Messager dont voici la teneur : la scène se passe de tout commentaire hier dimanche 6 mai 2012. Un jeune homme se déshabille et, nu comme un ver, se jette dans les eaux froides du Wouri. «Je croyais qu’il blaguait quand il s’est déshabillé. Il est ensuite monté sur les gardes fous du pont et a plongé. Il a remonté la tête une fois et a disparu au fond des eaux». Tel est le témoignage de Martine, une sportive du dimanche à la base Elf de Douala. A la brigade Ter de Bonassama, les enquêtes se poursuivent à l’aide des vêtements laissés par ce dernier avant le grand saut. «Nous avons ramassé ses vêtements pour les mettre à la disposition des éléments de la brigade de gendarmerie afin de faciliter les enquêtes. A partir de là, la famille peut avoir une idée sur son identité», dit un militaire en poste sur le pont du Wouri. Avant ce dernier dont l’identité reste inconnue, le fleuve Wouri a avalé un jour plus tôt un autre corps. C’est celui du nommé William Sop Yomadju, étudiant à l’Institut supérieur des technologies avancées et pensionnaire de la Njalla Quan sport academy. Agé de vingt et un ans, ce footballeur aurait préparé son coup si l’on s’en tient aux pièces laissées avant sa mort. A la brigade Ter de Bonassama, une lettre écrite par ce dernier avec photo à l’appui demande à sa mère de l’excuser pour l’acte qu’il va commettre. Pourquoi a-t-il commis cet acte ? «Il a écrit à sa mère qu’il était pourchassé et persécuté de jour comme de nuit, que sa mère s’occupe de sa s ur et des enfants», révèle une source à la gendarmerie. Qui refuse de se prononcer davantage sous réserve des enquêtes qui ont également été ouvertes à cet effet. Ces drames sont observés au même moment que la série des actions de la justice populaire dans la nuit de samedi à dimanche dernier à Douala. Entre les bandits pourchassés et brûlés par les conducteurs de mototaxis et battus pour finalement être sauvés par les forces de l’ordre au niveau du «Carrefour Ange Raphaël» et «Carrefour des deux églises», et les autres cas de banditisme, Douala retient son souffle. Combien de morts faudra-t-il encore pour que ce pont soit sécurisé malgré la présence des éléments de forces de défense? Combien d’agressions devra-t-on encore supporter?.


Journalducameroun.com)/n



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