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Cameroun: Revue de la presse du vendredi 15 juillet 2011

La présidentielle 2011, les nouveaux membres d’Elecam, l’épidémie de choléra et un fait de société

L’élection présidentielle occupe une place de choix dans les différentes rédactions. Le quotidien La Nouvelle Expression titre: « Elections présidentielles 2011: Jean de Dieu Momo candidat». Selon le journal, investi depuis le 29 septembre 2010 comme le président du parti Les Patriotes démocrates pour le développement au Cameroun (Paddec), Jean de Dieu Momo, avocat des droits de l’homme bien connu du public vient de se déclarer officiellement candidat aux prochaines élections présidentielles. Le quotidien Mutations parle du: «Vote de la diaspora: Les politiques critiquent le projet de loi». Le journal explique qu’: ils demandent aussi, dans leurs réactions, l’institution de la double nationalité au Cameroun. En plus, révèle le journal: « Rdpc: Campagne de recouvrement de fonds pour le congrès». Mutations affirme que:ministres, directeurs généraux, directeurs et maires invités à verser leurs cotisations avant la tenue de l’instance. Cameroon Tribune annonce que: « Déjà près de 7 millions d’inscrits sur les listes électorales». Pour le journal gouvernemental, les statistiques publiées par la direction générale des Elections annoncent plus d’1,8 million de nouveaux électeurs depuis août 2010. Le quotidien Le Jour s’intéresse plutôt à: « Ce qu’ils recherchent sur Facebook ». Pour dire que: Paul Biya, René Emmanuel Sadi, Ni John Fru Ndi, etc. Plusieurs responsables de partis politiques sont présents sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, Internet et les réseaux sociaux sont pris d’assaut par les hommes politiques pour être plus proches des populations ou encore pour rester connectés au monde. Pour sortir du sujet de la politique Mutations annonce que: «Présidentielle 2011: Kah Walla prône l’égalité des deux parties du Cameroun».

«Le Conseil électoral d’ELECAM affiche complet» annonce Cameroon Tribune. Il explique que: passé de 12 à 18 membres au terme d’une modification de la loi, le Conseil électoral est ainsi enrichi d’une demi-douzaine de personnalités dont la compétence, l’expérience et l’intégrité sont sollicitées dans le processus d’organisation d’élections libres et transparentes au Cameroun. Mutations pense alors que: « Elecam: Des «sensibilités en Conseil». Car:le décret présidentiel intervenait après une large consultation, par le Premier ministre Philemon Yang, d’acteurs politiques, religieux et de la société civile. A l’époque, la seule voix discordante fut celle du Social Democratic Front (Sdf), pour qui Elecam dans sa forme actuelle ne peut garantir des élections justes et transparentes au Cameroun. La Nouvelle Expression ajoute qu’: à défaut d’un cardinal, il faudra se contenter d’un évêque dans le conseil électoral d’Election’s Cameroun (Elecam). Mgr Dieudonné Watio, évêque de Bafoussam, a été désigné par Paul Biya pour compléter la composition de cette instance de l’organe en charge de la gestion du processus électoral. Une décision qui couronne les récentes tentatives d’approche d’acteurs de la société civile orchestrées par le cabinet civil de la présidence. Le Jour estime qu’ «ils ont refusé de siéger à Elecam». Ce sont: Mathias Eric Owona Nguini, le cardinal Christian Tumi et Henriette Ekwé qui ont décliné l’offre de la présidence de la République.

L’épidémie de choléra signe et persiste au Cameroun : «Plus de 10.000 cas en un an» annonce Le Jour: «Depuis le mois de juin 2011, nous avons déjà dépassé les 10.000 cas, a déclaré André Mama Fouda, ministre de la Santé publique. L’épidémie de choléra qui a débuté en mai 2010, continue de faire des victimes.] Mutations annonce un moyen de sensibilisation: « Adamaoua: Du cinéma pour lutter contre le choléra ». Car le gouvernement à travers le ministère compétent en partenariat avec l’Unicef, a choisi l’option du cinéma numérique ambulant. La vaste campagne lancée à cet effet le 03 juillet dernier va se déployer dans 07 localités pilotes à travers les régions de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord et de l’extrême nord. Le Jour annonce que des: «Elèves policiers malades de choléra». Il indique que: les stagiaires du Centre d’instruction et d’application de la police sont évacués vers les hôpitaux du Sud-Ouest où 38 morts sont déjà enregistrés. Le choléra sévit au centre d’instruction de la police de Mutengene dans la région du Sud-Ouest. Plusieurs cas de maladie ont été enregistrés, affirme une source en service au centre. L’administration ne s’est pas encore prononcée officiellement, indique l’informateur. Toujours est qu’il y a eu un grand rassemblement le 5 juillet 2011, en présence du commissaire divisionnaire Mbouokop, commandant du centre d’instruction, et du médecin-chef de l’hôpital de district de Tiko.

Le fait de société est relaté cette semaine par Mutations et intitulé: « Des écogardes pris pour cibles à l’Est». Voici l’histoire:Doigts amputés, chevilles tailladées, testicules endommagés, balles logées dans la tête, etc, ce sont quelques-unes des épreuves que traversent les écogardes et autres habitants pendant leur mission de protection des aires protégées dans le département de la Boumba et Ngoko à l’Est Cameroun. Même si des décès n’ont pas été enregistrés, la tendance douloureuse dressée plus haut ne cesse de progresser à un rythme alarmant depuis 2008, lorsqu’un braconnier armé avait tiré une balle dans les testicules d’un écorgarde mal équipé au nord du Parc national du Nki. Les braconniers sont de plus en plus audacieux, et n’hésitent pas à blesser ceux qui s’affrontent à eux dans la forêt, surtout lorsqu’ils se sentent coincés, affirme Achille Mengamenya, conservateur au Parc national de Boumba-Bek. En avril 2011, David Mpam, écogarde au Parc national de Lobéké, s’est trouvé être la proie de quatre braconniers en fuite à Socambo, une ancienne ville forestière située au sud-ouest du parc Lobéké. M. Mpam avait traversé la ligne rouge en prenant le risque de suivre les braconniers, avant d’être pris au piège. « J’ai essayé de battre en retraite lorsque l’un des braconniers s’est rué sur moi avec une machette. Mais il était trop tard. Il m’a charcuté la cheville », relate-t-il. Le problème, c’est que les écogardes ne disposent pas suffisamment d’équipements, alors que les braconniers, eux, sont bien armés, parfois avec des kalachnikovs. Moins de 170 écogardes effectuent des patrouilles dans une zone forestière couvrant une superficie de plus de 2,5 millions d’hectares, selon les chiffres du ministère des Forêts et de la Faune (Minfof).

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