Société › Kiosque

Cameroun: Revue de la presse du vendredi 17 décembre 2010

Le tête à tête Biya-Fru Ndi, l’emprunt obligataire, les affrontements entre commerçants et policiers au marché de Mokolo ont fait l’actualité

« Tête-à-tête : Les dessous d’une audience » écrit le quotidien La nouvelle Expression, dans sa parution du lundi 13 décembre 2010. Le déclic de cette rencontre historique entre le président Paul Biya, par ailleurs président national du Rdpc qui a vu le jour à Bamenda le 24 mars 1985, a commencé avec la sortie de ce dernier sur le plateau de la chaîne de télévision France 24 en 2007. Pendant l’entretien, le président Biya, répondant à une question de journaliste, avait laissé entendre qu’il avait envoyé une invitation à John Fru Ndi qui n’avait pas honoré le rendez-vous. Une déclaration qui avait mis Fru Ndi dans tous ses états. A la presse nationale, le chairman du Social democratic front (Sdf) avait laissé entendre que le président Biya s’est trompé, pour ne pas dire a menti. C’est au lendemain de cette sortie médiatique de Paul Biya en France que Ni John Fru Ndi révèlera qu’il avait pris soin d’écrire à monsieur Biya dans le but d’être reçu en audience. Une lettre qui d’après lui était restée sans suite. Pour le quotidien Mutations : « Bamenda : Ce que Biya et Fru Ndi se sont dits » Pour la première fois depuis 20 ans, le chef de l’Etat et le leader de l’opposition ont eu une rencontre en marge du cinquantenaire des Armées. Au menu des discussions, Elecam, les élections et le Scnc. Pour le quotidien national bilingue Cameroon Tribune, c’est un : « bilan d’une visite riche d’enseignements de Paul Biya à Bamenda » Car Désormais, il y aura, dans l’analyse des faits politiques au Cameroun, un avant et un après Bamenda 2010. En quittant Bamenda peu avant 15 heures, Paul Biya, président de la République, chef des armées, a apposé, l’air de rien, sa signature sur une nouvelle page de l’histoire politique du Cameroun.

A son retour de Bamenda, le président de la République a signé deux décrets, explique Mutations :Le premier porte création d’une université d’Etat à Bamenda et le second de l’érection de l’Ecole normale supérieure annexe de Bambili en deux établissements de cette université, à savoir l’Ecole normale supérieure (Ens) de Bamenda et l’Ecole normale supérieure de l’Enseignement technique (Enset), à Bambili. L’Ens comptera 11 départements contre 7 pour l’Enset. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur lors du point de presse qui a suivi la lecture du décret : toutes les dispositions sont prises afin que cette université fonctionne de manière optimale et que les activités démarrent dans les meilleurs délais. Le Minesup a par ailleurs rassuré l’opinion quant à la disponibilité des enseignants, des logements universitaires, des infrastructures et des équipements au sein de la 8e université d’Etat a expliqué le journal d’Alain Blaise Batongue. Le Jour croit plutôt qu’en réaction à ceux qui pensent que chaque chef-lieu de département du Nord-Ouest peut abriter un démembrement de l’Université de Bamenda, Jacques Fame Ndongo a révélé que Bambili reste le campus principal de l’Université de Bamenda. Il revient au recteur, de proposer des sites pouvant abriter d’autres établissements. Pour La Nouvelle Expression : Quand Paul Biya annonce la décision de créer une université à Bamenda, son discours est pendant quelques minutes interrompu par des applaudissements, cris et youyous des populations. Les Fons du Nord-Ouest n’ont pas su se ressaisir sur leurs sièges avant de saluer cet acte du chef de l’Etat qui était en sorte une réponse à l’une des préoccupations formulées quelques secondes avant par le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Bamenda, Vincent Nji Ndumu. Cameroon Tribune à sa grande une du jeudi 16 décembre, est convaincu que concernant l’univerité de Bamenda: «c’est déjà fonctionnel».

En société cette semaine, les journaux ne cessent d’écrire sur les représailles que la Communauté urbaine de Yaoundé exerce sur les commerçants en cette période de fêtes de fin d’année dite « période des commerçants ». Ceux du marché de Mokolo à Yaoundé qui n’ont pas pu supporter la chasse des éléments de la CUD et de la police, se sont livrés à une bataille. « Marché de Mokolo : Affrontements entre policiers et commerçants » a écrit La Nouvelle Expression. Aux dires des témoins, c’est une scène digne d’une guérilla urbaine que l’on a vécu. Selon Le Jour, des affrontements avec la police ont fait deux blessés. Les policiers, armes au poing, casques anti-émeute sur la tête et boucliers au bras, leur font face, essuyant de temps en temps des jets de pierres. Ils répondent par des jets d’eau, des rafales tirées en l’air et des grenades lacrymogènes. Et La Nouvelle Expression dans l’édition du jeudi 16 nous informe: « Marché de Mokolo: Sept sauveteurs déférés Kondengui » Ces derniers tentaient de manifester contre les réquisitions de leurs marchandises par la police, en appui à la Communauté urbaine, dans le but d’assainir la route.
Concernant l’emprunt obligataire que l’Etat camerounais a lancé le 6 décembre dernier, La Nouvelle Expression comme tous les autres journaux, annonce que : « Emprunt obligataire : Les souscriptions s’achèvent le 20 décembre » Le chef de file de l’opération justifie ce rallongement par la nécessité de donner la possibilité au maximum des Camerounais de participer à cette opération.

Kiosque à journaux à Yaoundé
Journalducameroun.com)/n
À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut