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Cameroun: Revue de la presse du vendredi 18 février 2011

Discours de Paul Biya à la jeunesse, présidentielles, Saint Valentin ont fait partie des informations majeures cette semaine

Le traditionnel discours du Chef de l’Etat aux jeunes à la veille de la célébration de la journée qui leur est réservée fait couler beaucoup d’encre. C’est le quotidien national bilingue Cameroon Tribune qui plante le décor à sa grande une du lundi 14 février: « Message du président de la République à la jeunesse, c’est du concret». Pour ce journal gouvernemental ce sera: 25000 recrutements des diplômés dans la fonction publique en 2011, la réactivation du service civique national de participation au développement et l’amélioration des primes d’excellence académique et de la recherche universitaire. Pour le quotidien privé Mutations: « Paul Biya veut coller aux jeunes ». Il explique que: Dans son message à la jeunesse, soixante douze heures avant son 78ème anniversaire, le chef de l’Etat s’est voulu très proche de cette tranche sociale confrontée à de nombreux problèmes. Un discours dans lequel Paul Biya est abondamment revenu sur les projets structurants qui, devrait de son point de vue, permettre de résorber une bonne partie du chômage qui touche durement les jeunes. Le quotidien La Nouvelle Expression est convaincue que: « Paul Biya anticipe la colère des jeunes ». Elle affirme que: Dans son discours généreux en promesses et optimiste sur les chances de développement, Paul Biya semble vouloir donner une réponse anticipée à une éventuelle expression du ras le bol des jeunes camerounais. On s’y attendait et, comme toujours, Paul Biya s’est montré plus qu’optimiste lors de son message à la jeunesse de 10 février dernier. Le quotidien Le Jour sur la question écrit: « 25000 emplois, c’est peu». Selon son explication: La question des 25 000 emplois promis aux jeunes par le président Paul Biya a été évoquée le 11 février, pendant la conférence-débat tenue au Centre de lecture et d’animation culturelle (Clac) à Yaoundé, à l’initiative de l’association le Citoyen camerounais. D’après Mathias Owona Nguini, ce chiffre ne saurait résoudre le problème du chômage, compte tenu du programme budgétaire du gouvernement. L’Express Hebdo estime que le: « Chômage, une équation difficile». Selon ce journal: la crise de l’emploi a atteint des proportions insoupçonnées au Cameroun. Malgré quelques solutions envisagées, la situation va de mal en pis, devenant au fil du temps une préoccupation nationale de premier plan.

Concernant les élections présidentielles à venir, les angles de traitement varient en fonction des publications. Pour Mutations: « Présidentielle 2011: John Fru Ndi veut empêcher le scrutin ». Le journal écrit que:Le leader du Social Democratic Front estime qu’Elecam n’est pas un organe favorisant une élection juste et transparente. Mis en place par le Chef de l’Etat en 2009, Elections Cameroon (Elecam) est fortement contesté par l’opposition. Après Adamou Ndam Njoya de l’Udc, c’est autour du leader du Social democratic front de dénoncer l’organe chargé d’organiser les élections. Pourtant La Nouvelle Expression affirme que: « Extrême-Nord: Elecam dénonce le Rdpc ». Le délégué régional accuse les élites politiques membres du parti au pouvoir d’inscrire les jeunes de moins de 15 ans sur les listes électorales. Nous ne pouvons pas prendre leurs chiffres pour argent comptant. Les listes qu’ils nous ramènent sur les cahiers doivent passer au scanner. C’est-à-dire qu’elles doivent être appréciées par la commission, souligne avec force Adji Massaou, délégué régional d’Elections Cameroon (Elecam) pour l’Extrême-Nord. Ce dernier ne supporte pas la pression qu’exercent les politiciens et élites extérieures de la région dans le processus des inscriptions sur les listes électorales. Pendant ce temps, Cameroon Tribune fait cette annonce: «Présidentielle 2011: Le Manidem s’échauffe». Car: le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie annonce qu’il présentera un candidat à la prochaine échéance électorale. Le Jour affirme quant à lui: «Pour un départ de Paul Biya» et rappelle que:c’est le souhait du Manidem, manifesté au cours d’une conférence de presse à Yaoundé invitant le chef de l’Etat à quitter le pouvoir.

La Saint Valentin qui est déjà entrée dans les m urs au Cameroun a été célébrée avec beaucoup de sérieux. La Nouvelle Expression s’est plutôt intéressée aux: « Chiffres: Les bonnes affaires de la Saint Valentin». Les amoureux de la cité capitale se sont déployés dans divers espaces pour offrir le meilleur à leur conjoint. « J’ai dépensé 10.000 Fcfa pour faire un cadeau à mon amoureux. Je lui ai acheté un vêtement que j’ai bien empaqueté ; ainsi s’exprime Laure N. juste à côté, une autre, chargé de paquet, fait le choix des cartes. Moi j’ai dépensé 85.000 Fcfa pour faire un cadeau à mon conjoint. En fait, je l’ai préparé depuis quelques semaines. J’ai acheté une chaussure, une carte de v ux et des fleurs, et un dîner aux chandelles ce soir dans un restaurant de la place. » Une autre encore plus modeste, a choisi d’offrir à son « Valentin » juste une fleur de 100 Fcfa. Selon les bourses ou les âges, les femmes en particulier se déploient en masse auprès des étalages ou dans des grandes surfaces. A la recherche d’un présent pour leur conjoint. Pour Mutations: « Insécurité routière, la Saint Valentin fait un mort et un blessé grave ». Les victimes ont été percutées par une Chevrolet dans la nuit de lundi à mardi à Douala. La célébration de la Saint Valentin a connu un visage autre que celui de l’amour, dans la soirée du 14 à Bonanjo à Douala. Un accident de la circulation a fait un mort et un blessé grave. Il s’agit respectivement d’Alain Mboua et de Zéphira Pokam. Tous les deux, la trentaine passée. C’est dans la nuit de lundi à mardi dernier, aux environs de minuit que l’incident s’est produit. C’était devant les locaux du restaurant le « Boj » à Bonanjo à Douala. Où les deux victimes étaient d’ailleurs employées.

Notre fait de société cette semaine est: « Un malade s’invite au défilé » relaté par Le Jour: Un incident s’est produit vendredi dernier lors de la clôture du défilé de la fête de la Jeunesse au boulevard du 20 mai. Un homme nu, souffrant d’une hernie, s’est faufilé dans la foule et s’est retrouvé face à la tribune officielle. Il a réussi à tromper la vigilance des forces de sécurité et, muni d’un petit drapeau aux couleurs du Cameroun, a attiré l’attention des autorités présentes sur son état de santé. Des membres de la Croix-Rouge l’ont immédiatement saisi et conduit hors de la piste du défilé. André Mama Fouda, le ministre de la Santé publique, a donné des instructions pour qu’il soit conduit au Centre hospitalier universitaire (Chu) pour y être pris en charge. Eugène Tsimi, 38 ans, souffre depuis 1996 d’une hernie inguinale. Malgré les cinq opérations qu’il a déjà subies, il n’a pas encore recouvré la santé. Depuis le 16 février 2010, date de la dernière opération, il a du mal à se déplacer. Pour marcher, il est obligé de soutenir à deux mains ses testicules enflés. Leur grosseur a fait disparaître son sexe dont seul le bout est visible

Quotidien Mutations en ligne
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