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Cameroun: Revue de la presse du vendredi 26 novembre 2010

Le crash d’un hélicoptère militaire, l’affaire Yves Michel Fotso, le phénomène Tsala Essomba, le pasteur accusé d’avoir ravi une épouse…

Selon Cameroon Tribune, à l’annonce du crash de l’hélicoptère, le gouvernement par la voix du ministre de la Communication a immédiatement réagi: « Issa Tchiroma raconte les circonstances d’un crash d’hélicoptère qui a fait quatre morts. » Le gouvernement de la République porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale que, dans la matinée du lundi 22 novembre 2010, est survenu le crash d’un aéronef appartenant aux forces de défense camerounaises. L’appareil, un hélicoptère de type Bell 412, a décollé de Douala à 07 heures 45 minutes, heure locale, à destination de Yaoundé, où son atterrissage était prévu à 08 heures 50 minutes à la base aérienne 101. Conformément aux usages aéronautiques, l’alerte a été donnée quinze minutes après l’heure d’atterrissage initialement prévue. L’aéronef accidenté avait à son bord cinq occupants, dont trois membres de l’équipage et deux passagers. « Série noire : Un crash d’hélicoptère tue le patron du Bir et de la Garde présidentielle » a titré le quotidien La Nouvelle Expression dans sa parution du mardi 23 novembre. Selon ce quotidien : Il avait entre quatre et cinq personnes à son bord. Essentiellement des responsables de l’armée dont l’identité demeure inconnue. Les occupants seraient tous décédés, leurs corps transférés à Yaoundé. Mais l’information a évolué dans le même quotidien qui a annoncé le lendemain en titre : « Bir : Un rescapé dans le crash de l’hélicoptère ». Et pendant que le sourire revient peu à peu, l’édition du jeudi 25 novembre plonge à nouveau les populations dans la tristesse : « Crash de l’hélicoptère : La mort du survivant» L’espoir d’avoir un témoignage vivant sur ce qui a pu se passer dans l’appareil qui transportait le patron du Bir s’est envolé a expliqué le journal.

Concernant l’affaire Yves Michel Fotso, certains quotidiens ont publié dans l’édition de mardi 23 novembre la lettre ouverte de Yves Michel Fotso adressée au vice-premier ministre Amadou Ali. Selon le contenu de cette lettre, le destinataire écrit : Depuis mon passage à la direction de la défunte compagnie aérienne nationale Cameroon Airlines (Camair) de juin 2000 à novembre 2003, je fais l’objet d’une virulente campagne médiatique sur fond de désinformation jamais égalée dans notre pays. Ceux qui en sont les auteurs tendent à imprimer dans l’opinion, l’idée selon laquelle je serais le responsable de la cessation d’activités de cette société. En tout état de cause, je vous serais infiniment gré de bien vouloir solennellement informer le public de toute action judiciaire qui existerait à ce jour contre moi dans les juridictions camerounaises et qui justifierait les torts que je subis avec toutes les conséquences incalculables et inimaginables que cela entraine tant sur ma santé que dans les affaires du groupe dont j’ai la charge.

On a pu aussi lire entre autres informations dans les différents journaux « Biens mal acquis : Une enquête contre Paul Biya à Paris.». Selon La Nouvelle Expression : Le parquet de Paris donne suite à la plainte pour recel de détournements de fonds publics déposée par une association de camerounais de France. « Bamenda : Le cinquantenaire de l’armée reporté sine die» Selon le quotidien Le jour le départ de plusieurs délégations pour le chef-lieu du Nord Ouest annulé. La nouvelle n’est pas encore officielle, mais plusieurs signes montrent que la célébration du cinquantenaire de l’armée, précédemment prévue les 29 et 30 novembre n’aura plus lieu aux dates indiquées. Le journal d’Haman Mana a aussi publié: « Loi de finances 2011 : L’adoption bloquée par les députés » Ils réclament la validation de la loi de règlement 2009 et le dépôt de l’ordonnance du chef de l’Etat.

Enfin concernant le phénomène Dr Tsala Essomba, Mutations, Le jour et La Nouvelle Expression s’intéressent particulièrement aux activités de ce prophète de Dieu en lui consacrant des unes entières. Mercredi 24 novembre, Mutations à sa grande une écrit : « Révélations : Enquête sur le phénomène Tsala Essomba » au centre de plus d’une controverse, le fondateur du Ministère persiste dans sa pastorale de guérison ; portrait d’un gourou, politique et néo pentecôtiste. Le Jour revient avec sa grande une du jeudi 25 novembre avec : « Les débuts du pasteur Tsala Essomba à Ebolowa. » indiquant que le jeune prédicateur à l’époque avait laissé la ville de ses débuts, Ebolowa, pour aller s’engraisser en Afrique de l’Ouest laissant ainsi sa belle famille dans la misère à Ebolowa. La Nouvelle Expression quant à elle ne lui a pas fait de cadeau. Elle titre : « Réligion : Tsala Essomba persiste et signe» je suis l’enfant de papa Tsala Essomba. La petite phrase est reprise en c ur plusieurs fois par les quelques 5.000 fidèles présents. Il rappelle qu’il y a des pickpockets dans la salle. Que personne ne dise que j’ai perdu mon portable. Il faut rester vigilant car, ils sont là. Mais ils seront guéris après la prière. a continué le reporter. Le journal achève en publiant la circulaire de Victor Tonye, l’archevêque de Yaoundé qui dit entre autre : Il m’est parvenu par plusieurs sources qu’un imposteur néo-pentecôtiste officiant près de l’office du Bac, mène une campagne insidieuse contre l’Eglise catholique, en jetant l’anathème sur des personnes qui s’aventureraient à le critiquer et interdisant aux chrétiens de réciter le chapelet, qu’il considère comme des balles au service de la sorcellerie. Il pousse son imposture jusqu’à détruire des chapelets ce qui constitue une attaque directe et violente contre notre Eglise catholique.

Ironie du sort, le fait de société relaté cette semaine par le quotidien Mutations dit : « Un colonel accuse un pasteur d’avoir brisé son ménage» Paul Kakailé Soumaye menace de traîner le pasteur Goyeck Daga Robert devant la barre. Pour l’officier supérieur, l’auteur de ses malheurs n’est autre que le pasteur Goyeck Daga Robert, qui au lieu de veiller sur sa famille a plutôt profité de son absence pour lui ravir sa moitié. Ce que l’homme de Dieu dément formellement. Ses tentatives de reconstituer son ménage ont échoué.
Il a même introduit une demande de divorce afin d’en finir une fois avec cette affaire mais elle est restée lettre morte jusqu’ici. Ne sachant plus à quel saint se vouer, il a saisi le vice premier ministre, ministre de la justice garde des sceaux, pour que justice soit faite. Il menace également de traîner le mauvais pasteur devant la barre si ses démarches restent stériles.

Une du quotidien le Jour sur Tsala Essomba
quotidienlejour.com)/n
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