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Cameroun: Robert Myntia d’un hôpital à l’autre

Le journaliste qui est retourné à la prison centrale de Kondengui, ne semble pas avoir terminé avec les hôpitaux

Un état de santé toujours préoccupant
Le journaliste camerounais Robert Mintya détenu a affirmé selon une information rapportée par l’AFP être retourné en prison, après avoir été admis en hospitalisation fin septembre à l’hôpital Jamot de Yaoundé, pour y suivre notamment des soins contre des psychoses. La même source indique cependant que le journaliste ne semble pas en avoir fini avec les hôpitaux. D’ailleurs, il serait toujours sous suivi médical dans l’infirmerie de l’institution pénitentiaire. Je dois ressortir de la prison en principe jeudi pour une nouvelle hospitalisation au CHU (Centre hospitalier universitaire), a-t-il indiqué, précisant que C’est pour cette raison qu’on me garde sous hospitalisation en ce moment à l’infirmerie de la prison. Entre les mois d’août et septembre, Robert Mintya avait séjourné à l’hôpital central de Yaoundé avant d’être transféré à l’hôpital Jamot, spécialisé notamment dans la prise en charge de problèmes psychiatriques. Une admission en psychiatrie à l’hôpital Jamot recommandée par un neurologue de l’hôpital central. On ignore pour quelle raison Robert Mintya devra encore séjourner au CHU, mais visiblement, ce ne sera plus pour trouble psychotique. Aussi inconnu, le jour où s’ouvriront les débats sur son cas devant les tribunaux. Il est détenu depuis le 10 mars en même temps que Serge Sabouang, directeur de publication du bimensuel La Nation, et Ngota Ngota Germain dit Bibi Ngota, directeur de publication de l’hebdomadaire privé Cameroun Express, qui lui est décédé en détention le 22 avril 2010 dernier.

Aucune issue envisagée pour l’instant
D’abord inculpés de « faux et usage de faux », les trois journalistes sont aujourd’hui accusés d’avoir imité la signature du Secrétaire général à la présidence, Laurent Esso. Une information judiciaire pour coaction de contrefaçon des signatures et timbres, des marques et imprimés a été ouverte contre M. Myntia et Sabouang. A l’origine de l’affaire, un document qui aujourd’hui on le sait était un faux, attribué au Secrétaire général de la présidence de la république en date du 20 juin 2009. Le document laissait croire que Laurent Esso, de par sa position avait exercé des pressions sur l’administrateur directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) pour payer des commissions d’un montant global d’un milliard trois cent millions de FCFA à un dénommé Antoine Bikoro Alo’o, de même qu’à Dayas Mounoune, le directeur du port autonome de douala (PAD), et Doh Collins un opérateur économique. L’affaire aujourd’hui a pris la tournure d’un règlement de compte politique qui aurait mal tourné. Robert Harris Myntia aurait écrit une lettre où il reconnaitrait les faits, ce qui a valu une requalification. Les deux journalistes bénéficient aujourd’hui du soutien des associations nationales et internationales de journalistes. Dans un communiqué publié il y a quelques semaines, l’ONG Reporters sans frontières a réitéré son appel en faveur de la remise en liberté provisoire des deux collègues de Bibi Ngota. Après avoir passé plus de six mois en détention provisoire, ces journalistes doivent être présentés à un juge ou libérés sur le champ, pouvait-on lire dans ce communiqué.

Le tribunal n’a pas encore statué sur le cas des journalistes emprisonnés
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