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Cameroun: Roger Milla exclu de la fécafoot

L’assemblée générale de la fédération camerounaise de football a exclu son président d’honneur, ainsi que deux vice-présidents, David Mayebi et Charles Emedec

La rupture entre Roger Milla et la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) est totalement scellée. Lors de l’Assemblée générale de l’instance faitière du football camerounais qui se tenait ce mercredi, son président d’honneur a été « révoqué », selon le communiqué officiel. Il faut dire l’actuel ambassadeur itinérant à la présidence de la République du Cameroun a depuis quelque temps multiplié les critiques à l’endroit des dirigeants de la Fecafoot, qu’il rend «responsables de la décrépitude du football camerounais». Le bras de fer entre Roger Milla et la Fecafoot a pris une autre tournure lorsque « le meilleur joueur africain du siècle », selon la Caf, a révélé que son salaire de 300 000 F Cfa, n’est pas payé depuis quatre mois. On se rappelle également que Roger Milla avait vertement critiqué la nomination de Denis Lavagne comme sélectionneur du Cameroun et la décision de la Fecafoot suspendant de huit mois le capitaine des Lions indomptables, Samuel Eto’o. Outre Milla, deux autres cadors de la Fécafoot, tous anciens vice-présidents, David Mayebi, par ailleurs, président du syndicat national des footballeurs camerounais (Synafoc) et Charles Emedec, récemment encore président de la Ligue de football régionale de l’Ouest ont été exclus.

Le meilleur joueur africain 1976 et 1990 est un homme que l’on ne présente plus. Il est une personnalité connue en Afrique comme dans le monde. Roger Milla est l’icône de tout un continent. Et ses faits d’arme, notamment lors du mondial italien (quatre buts) parlent d’eux mêmes. Son aura s’exerce au delà de la planète football. Il est cependant dépeint par ses détracteurs comme étant un homme facilement impulsif. Quand la Fécafoot le nomme comme son président d’honneur en 2008, elle voulait certainement profiter de la carrure de cet homme pour combattre Augustin Thierry Edjoa, le ministre des Sports de l’époque. Aujourd’hui, après plusieurs années de tension entre son S.E Roger Milla et la Fécafoot, le conseil exécutif a entériné le divorce entre les deux parties. C’est que les relations médiatisées à coup de comité patriotique et/ou révolutionnaire ont fini par exaspérer chacune des parties.

Pour comprendre l’exclusion de ces membres de la Fecafoot, il faut remonter l’Assemblée générale de cette institution en 2009, quand le président Mohamed Iya avait laissé planer le doute, exactement comme au sommet de l’Etat, sur son v u de se maintenir à sa position en 2013. Une situation qui a alors permis aux éventuels prétendants de montrer leurs visages et ainsi offrir leur chevelure à un Iya qui depuis ne s’est jamais aussi bien senti à son poste. Les injures, d’une grossièreté inimaginable, de certains hommes de médias ces derniers temps, lors des émissions de débat, laissent à penser que la bataille pour la succession de Iya ne fait que commencer. Mais, en cette période de pré-campagne à la Fecafoot, il faudra trouver un arbitre pour siffler tous les tacles (actes) irréguliers. Puisqu’en fin de compte, de toutes ces batailles, c’est le football camerounais qui est grandement perdant.

Roger Milla (ici avec de jeunes français) a été exclu de la fécafoot
Mairie d’Andrésy)/n



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