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Cameroun: Ruth Koto chante la « Grâce » pour son retour

L’album retour-aux-sources « Boman » de la camerounaise sort officiellement en novembre prochain

Dès les premières mélodies, l’incursion dans la vie du commun des motels est consommée. Mélange de genres et d’époques, « Bonam », le dernier album de la chanteuse, camerounaise, Ruth Koto, décrit les faits de société. « Bonam », la grâce en français signe en fait un virage important dans la carrière de la s ur cadette du feu Kotto Bass. Elle, qui s’était révélée au public camerounais en 2003, grâce à la chanson « ton pied, mon pied » extrait de son premier album intitulé « Dames de C ur ». Son dernier album est en quelque sorte la suite du maxi single intitulé « Nyambé », sorti en 2011. L’opus mêle en 10 titres, des sonorités locales (makossa) au zouk, avec de belles mélodies et une évolution notable dans le chant. Cet album est teinté d’émotions, de vie et des histoires d’amour.

Dans l’album, la chanteuse à la voix nacrée, passe quelques faits de sociétés au scanner et conte les histoires d’où elle tire son inspiration. Ruth Kotto a pris les compositions de Toto Guillaume. Fort de cela, le morceau « Coco » qui signifie mon amour, chante une histoire de couple où les personnes étrangères y trouvent un mot à dire. Le hic, c’est que celles-ci cherchent toujours a séparer le couple qui pourtant s’aime « à la folie ». C’est la désolation. Ainsi, le deuxième titre «Dimbéa mba», c’est-à-dire oublie-moi, vient mettre un terme à cette histoire d’amour qui a fait son temps. On se dit à Dieu. Un fond sonore pas joyeux introduit « Folo-Folo », morceau chanté en hommage à son feu frère qui était en même temps son mentor. Elle conte une histoire de femme frivole (Folo-Folo) qui ne sait pas reconnaitre l’amour qu’un homme porte pour elle. Ruth plonge ensuite dans une reprise de Toto Guillaume dans le titre « Songa la môdi » avant de se mettre sur le chemin de « Ngea ». Après avoir crié pour les femmes dans le titre « Ndut’a muto », la chanteuse fait un retour au bercail avec le titre « Na ma timba », avant de chuter sur « Mulema ». Une chanson jouée sur la douceur.

Ruth Kotto relève également le contraste de son album dans la forme. Le fond du ciel sur la pochette de l’album symbolise un nouvel horizon. L’auteur y figure, assise sur un canapé tout en noir vêtue, avec un regard ailleurs. Tout est réuni pour donner une belle image à ce nouvel album qui, a coup sûr séduira les mélomanes. L’album est déjà dans les bacs. A recommander aux amateurs de makossa.

Ruth Koto chante la « Grâce » pour son retour

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