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Cameroun: Seulement 1,2 millions de tonnes de banane produites

Les acteurs du secteur estiment que cela ne comblera pas la demande des consommateurs

Une production jugée insuffisante
Le Cameroun produit en moyenne 1,2 millions de tonnes de banane plantain par an. L’information a été rendue publique par le Centre africain de recherches sur bananiers et plantains (CARBAP). Une production qui, selon les experts du même centre, reste insuffisante pour satisfaire la demande nationale et sous régionale en pleine croissance. La question était au centre d’un atelier régional sur la promotion des technologies devant améliorer la productivité dans les exploitations de six pays d’Afrique centrale et de l’Ouest (Congo, République démocratique du Congo, Cameroun, République centrafricaine, Togo, Bénin et Ghana). Sur les marchés camerounais en grande partie alimentés par les productions familiales, le prix du régime a presque doublé. Avant on trouvait un régime à 1000 francs et on pouvait revendre même à 2000 et 2500 fait comprendre une revendeuse du marché du Mfoundi, à Yaoundé la capitale du Cameroun. Cette annonce est aussi un constat d’échec. En 2008, le programme de reconversion économique de la filière banane plantain (PREBAP) avait annoncé le lancement d’un projet destiné à renforcer la production camerounaise de banane, avec pour objectif de lui faire atteindre les 4 millions de tonnes par an. Un résultat qui sera difficilement atteint, au regard de la situation actuelle. Pourtant indique les experts du CARBAP, en raison de sa forte consommation, le bananier est devenu un enjeu prioritaire de la sécurité alimentaire en Afrique du Centre et de l’Ouest. C’est pourquoi, ils préconisent un accroissement de sa productivité pour répondre aux exigences du marché.

Rendre effectif le PREBAP
En 2004 le Cameroun s’était doté d’une institution, dénommée programme de reconversion économique de la filière banane plantain (PREBAP). L’objectif de ce programme était de développer la filière banane plantain, deuxième culture commercialisée au Cameroun après les pommes de terre, pour en faire une base alimentaire de substitution aux aliments importés d’Asie, notamment le riz et le blé dans la sous-région. Ce à travers la production intensive, la transformation et la distribution des produits et sous-produits. En 2008 deux ans après le démarrage effectif du projet, le gouvernement a fait l’annonce de ce que les objectifs chiffrés avait été définis et que le programme pouvait entrer en action. Après la phase pilote qui devrait courir de 2008 à 2011, le Cameroun voudrait faire passer la production annuelle de plantain de 1,3 million de tonnes à 4 millions de tonnes en cinq ans. Notamment en travaillant à atteindre des rendements à l’hectare de 26 tonnes, contre 6,5 tonnes actuellement, avec 250 000 emplois à la clé. Ces vastes projets semblent aujourd’hui abandonnés. La phase pilote piétine selon le gouvernement, du fait du manque de financement. 30 milliards de FCFA principalement issus des ressources issues de l’annulation de la dette multilatérale étaient attendus pour soutenir les pépinières, la sélection des plans, l’aménagement des terres, l’encadrement des jeunes paysans, la fourniture des pesticides et des matériels agricoles. Une autre partie était attendue de l’aide internationale. Les deux sources de financement ne semblent pas encore prêtes à soutenir cette initiative. Il y a quelques semaines le président a procédé à de nombreuses modifications sur la loi de finance 2010. La part belle est faite aux projets dits structurants.

Un champs de bananes dans le Sud-Ouest Cameroun
fr.academic.ru/)/n
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