Société › Faits divers

Cameroun: Tensions au marché central de Douala

Le régisseur écroué dans les locaux de la direction de la police judiciaire de douala

Yaouba Sidiki a été retenu depuis mardi soir, dans l’une des cellules de la police judiciaire de Douala, à Bonanjo. L’interpellation du régisseur du marché central s’est faite à la suite d’une dénonciation des commerçants et autres commerçants ambulants installés le long de l’allée du carrefour Anatole, jusqu’à la poste de New bell. A la police judiciaire où une enquête est ouverte, La Nouvelle Expression qui rapporte l’information, dit avoir appris que c’est lors d’une réunion avec le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala que ces commerçants ont rendu public les exigences de leur régisseur. Selon eux, Yaouba Sidiki aurait imposé le paiement individuel de 1, 120 millions francs Cfa pour ceux qui voulaient être locataires de boutique, et 1,200 million F Cfa pour les propriétaires de boutiques encore en construction. En plus, il aurait exigé de chaque commerçant qu’il verse une somme de 65 000 francs pour des frais de quittance pour les trois derniers mois écoulés. Les enquêteurs se pencheraient surtout sur la piste d’un réseau dont les complices seraient tant des personnes travaillant à la Communauté urbaine que parmi les gestionnaires des marchés et l’administration départementale.

Yaouba Sidiki était en fait chargé du recasement des commerçants qui avaient été déguerpis pour permettre l’exécution des travaux sur le tronçon poste de New Bell – carrefour Anatole. Ces commerçants, environ 500, occupaient des hangars en bois et les longs des murs tant du lycée de New Bell que de la poste. La Communauté urbaine entreprend de les recaser dans de sortes de petits stands construits en matériaux provisoires. Selon des sources proches de la Communauté urbaine de douala, chaque boutique devrait revenir au commerçant à 360 mille francs Cfa. Face à l’exigence de fait de débourser des sommes supérieures à un millions de francs CFA, certains commerçants se seraient révoltés en coulisse. Mais, leurs désapprobations seraient montés jusqu’au préfet du Wouri. Bernard Okalia Bilai qui lui aurait saisi le délégué du gouvernement sur la question. Fritz Ntoné Ntoné s’y est penché et a convoqué des réunions au cours desquelles des dénonciations ont été faites.

Dans la semaine écoulée, cette affaire de recasement a fait l’objet d’une grande médiatisation. Dans les différentes éditions d’informations de la chaine privée Canal 2, des analyses montraient bien que l’affaire était beaucoup plus complexe. Le régisseur interrogé sur ces problèmes se dirait victime d’une machination. Mais d’un autre coté on peut aussi relever que les commerçants ne posent pas les vraies préoccupations qui sont les leurs. On reprocherait au nouvel endroit la rareté de la clientèle et surtout une sécurité relative. L’affaire aurait pris une autre tournure lorsque dans cette ambiance le régisseur aurait alors tenté d’acheter le silence du Délégué du gouvernement en lui proposant 35 millions de francs Cfa par un intermédiaire. Pour beaucoup de personnes proches du dossier toute l’affaire tient de la délation. En effet tout ceci arrive dans un contexte où un nouveau mode de gestion des marchés a été institué dans la capitale économique. Le conseil communautaire vient de décider d’une cogestion active. Il ne s’agit plus pour les concessionnaires de reverser un montant arrêté avec la Cud. Celle-ci compte désormais percevoir des commissions, entre 15 et 20% des recettes.

Au sein de la communauté des commerçant, la nouvelle de l’arrestation du régisseur a fait plaisir à plus d’un, ils espèrent être remboursés une fois l’enquête bouclée et la responsabilité éventuelle de Yaouba Sidiki établie.


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