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Cameroun: « The human beat box », l’album de Thierry Olemba enfin dans les bacs

Le rappeur – beat boxeur du Cameroun, parle de son premier opus solo sorti après 12 ans. Rencontre

The human beat box, c’est le titre de votre premier album solo sorti officiellement le 27 mai dernier à Douala sous le label Thier’s O’ Production. Peux-tu nous le présenter?
C’est un opus de 14 titres, dont « lettre à maman » qui parle de maman. J’ai perdu ma mère ça fait 9 ans déjà, maman qui est parti de chez papa quand j’avais 7 ans. J’ai été fortement marqué par ça, et j’ai pensé à lui rendre hommage parce que c’est maman, l’être le plus cher, c’est elle qui nous porte pendant 9 mois dans le ventre. J’ai écris aussi « le savoir » qui parle de l’école. Le titre « human beat box » parle de moi en tant que beat boxeur. Le titre « tu m’énerves » s’adresse à tous les faux MC. Je parle également de la « boom bb » en référence à la boîte, à la bringue. J’ai fais une reprise makossa dans le titre « mugnengué », qui est un peu comme le petit bonheur que nous avons à savourer, l’ambiance que nous vivons au moment où cela se passe. « La go k j kif », est un titre qui parle d’un mec qui aime une fille, le lui dit, et à un moment qui veut se décourager, mais il y a un génie qui vient et lui demande de faire attention, sinon, il va la perdre. Il y a aussi « je pleure » où je parle de quelqu’un qui a sa s ur, qui ne comporte pas bien, qui chope des maladies graves et se retrouve finalement dans une situation dégradante et se rend compte qu’il se doit de protéger sa s ur. Bref, c’est un album dans lequel je parle de respect, d’amour, d’unité .

Ça fait plus d’une décennie dans vous arpentez le milieu du hip hop, pourquoi avoir mis pratiquement 12 ans pour mettre cet opus dans les bacs?
Ça fait effectivement 12 ans que je travaille sur cet album, et ce n’est que maintenant qu’on a décidé de mettre cela dehors, je pense que c’est quelque chose que le public attendait justement depuis des années. A l’époque, je pense que je n’étais pas encore mûr. Au départ quand on rappe, on le fait par ce qu’on veut faire plaisir aux gens, aux filles, . mais avec le temps, quand on avance, quand on prend les choses au sérieux, ça devient alors autre chose, une carrière, c’est une vie et une autre philosophie qu’on adopte. Il fallait donc mûrir tout ça, je crois que c’est le bon Dieu qui a voulu que l’album attende aussi longtemps, et j’espère que le public sera satisfait. Ces années ont permis de mieux apprendre, il y a eu beaucoup de travail derrière, beaucoup de personnes qui m’ont soutenu. Sur cet album, j’ai fais des programmations et des montages. Tu vas constater que dans cet opus de 14 titres, il y a une introduction, deux interludes, ainsi que plusieurs titres dans mon registre qui est bien sûr le rap. C’est un peu comme ça qu’on a travaillé le concept, sans oublier qu’il y a beaucoup de featuring avec les artistes comme Roger leader du groupe X-Malea, Janek, Nadège. Le jour de la sortie de l’album, le 27 mai 2009, a été le plus beau jour de ma vie (rires). Maintenant, on va voir pour la suite.

Thierry Olemba

Journalducameroun.com)/n

L’album est produit par vous, est ce à dire que cet opus n’avait pas réussi à accrocher un producteur résolu à mettre le paquet?
Au départ, j’ai signé sous un label, mais quand je me suis rendu compte que ça n’avançait pas, il fallait prendre les choses en main. Je l’ai fais, et aujourd’hui, l’album est sorti. On va essayer de travailler dur pour qu’il aille plus loin.

A présent que l’opus est le sur la marché, qu’est ce qui change entre le Thierry d’avant et celui de maintenant?
Tout ce qui change, c’est la philosophie. A part ça, rien, je suis toujours le même Thierry beat boxeur, Thierry rappeur par ce que je suis d’abord rappeur avant d’être beat boxeur. Je pense pouvoir travailler davantage pour que mes scènes soient meilleures, par ce que maintenant, il faut que j’aille plus loin

Thierry Olemba

Journalducameroun.com)/n

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