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Cameroun-transition : le MRC en ébullition à l’Ouest

Le MRC en Ebullition à l’Ouest
Militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun

Certains militants s’indignent et protestent. Ils soutiennent avoir été lésés lors du processus de renouvellement des organes de base de la fédération régionale du MRC de l’Ouest.

Jusqu’au 31 juillet 2022, les organes de base de la fédération du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de l’Ouest ont fait peau neuve. Mais le processus électoral s’est achevé sur une note de protestation. Certains militants, candidats aux différents postes à pourvoir ont été disqualifiés. Leurs candidatures déclarées irrecevables.

Indignés, ils ont saisi le juge de référé demandant l’annulation des élections. Déboutés, le collectif des candidats abusivement déboutés pour les élections internes du MRC dans la région de l’Ouest sont autorisés à organiser une conférence de presse. Elle a lieu ce mercredi 03 août 2022 de 14 heures à 16 heures au Parc des loisirs de Bafoussam. Cette autorisation leur a été accordée par le sous-préfet de Bafoussam 1er.

Son but est, selon l’autorisation spéciale de l’autorité administrative, de dénoncer la démarche non objective de la commission électorale à l’Ouest. Expliquer à l’opinion publique leurs raisons de la saisine du juge de référé d’heure à heure aux fins de la suspension de la tenue des élections internes du parti dans la région de l’Ouest. Donner leur position.

Cette démarche n’est pas du goût des responsables de la fédération régionale du MRC. Dans un communiqué en date du 02 août et signé du secrétaire général Me André Marie Tassa, la fédération dénonce un comportement anti-démocratique et une amplification de « la campagne de déstabilisation du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (…) », peut-on lire.

« Cette opération lugubre, précisons-le, se tient avec le soutien  actif et visible du sous-préfet de l’arrondissement de Bafoussam 1er qui leur a délivré une autorisation spéciale, acte qui viole les dispositions de la loi 90/55 du 19 décembre 1990 fixant le régime des réunions et des manifestations publiques», dénoncent-ils.

Selon la fédération, le collectif n’a aucune existence légale. Ses membres s’échauffent sans raison aucune. La commission électorale a rejeté les listes de candidatures des protestataires pour plusieurs raisons. Il s’agit entre autres de « nombreuses manœuvres de tripatouillages et de falsification des cartes de membre du parti ; des fausses déclarations sur leur ancienneté dans le parti ».

Ces listes ont ainsi été écartées du processus électoral des bureaux des organes de base tenu dans 33 communes et 07 départements et achevé le 31 juillet. A l’issue des élections, la liste conduite par des Me André Marie Tassa au bureau de la fédération régionale de l’Ouest a remporté la bataille.


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