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Cameroun: Trois questions à Olivier Behle

Le président du Gicam explique quelques grands points de ses priorités

Monsieur le président pouvez-vous résumer le but de l’échange entre la presse et le patronat camerounais?
La rencontre entre et le patronat et la presse camerounaise est devenue une institution au sein du Gicam, puisque c’est une réunion qui a lieu tous les deux mois. Elle nous permet de faire le point de l’actualité sensible en ce qui concerne la vie économique de notre pays. Elle nous permet de médiatiser et donc de permettre la discussion à c ur ouvert sur les questions qui nous préoccupent.

Vous avez évoquez justement des sujets d’actualité tels la construction d’un deuxième pont sur le Wouri, le comice agro pastoral, la lutte contre la corruption; Avez-vous l’impression que ces points sont dans l’impasse et la rencontre avec la presse est un S.O.S que vous lancez?
Les questions ne sont pas dans l’impasse, mais les questions se déroulent dans un temps que nous estimons trop long par rapport aux enjeux de l’heure. La problématique dans notre pays n’est pas l’incapacité totale de résoudre une question lorsqu’elle a été adressée, c’est les résoudre dans des délais raisonnables. Et lorsqu’une question ne peut pas être résolue dans un délai raisonnable, il faut s’interroger sur ce qui bloque, ce qui empêche et il faut éclaircir et classifier les points sur lesquels il y a des hésitations. C’est donc l’enjeu d’un débat comme celui d’aujourd’hui où nous émettons nos opinions. Nous souhaitons qu’elles trouvent réponses par toutes les parties prenantes, puisque les questions qui sont adressées concernent tous les camerounais chacun à sa place, chacun dans son organisation, chacun dans son rôle.

L’autre point qui fait débat, c’est l’inadéquation entre la formation et l’emploi et vous avez qualifié les universités comme des institutions formant des chômeurs, est ce que le Gicam a des propositions à faire dans ce sens?
Le changement d’un système d’enseignement dans sa globalité est une question très complexe, nous ne pouvons l’aborder que par touches successives. La première étant de mettre en garde sur l’inadéquation entre la formation qui est acquise dans nos centres et les emplois susceptibles d’être offerts. Nous avons un système d’enseignement qui est très général, dans lequel la spécialisation intervient très tard. Nous avons un système d’enseignement dans lequel il y a un déséquilibre criard entre l’enseignement général lui-même et l’enseignement technique et nous avons dans nos centres de formation technique un déficit de moyens qui fait en sorte que ces étudiants qui sortent de ces centres ne sont pas assez outillés pour occuper un poste qualifié. Toutes ces problématiques doivent être résolues, elles ne peuvent pas l’être en même temps, mais il faut qu’elles soient débattues de manière à ce que nous puissions progresser sur ces questions là. Ce qui est important de constater aujourd’hui c’est que les entreprises sont ouvertes à offrir des possibilités aux étudiants dans des filières bien déterminées.

Olivier Behle du Gicam

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