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Cameroun: un an 4 mois de détention pour Ahmed Abba

Le correspondant en langue haoussa de RFI sera de nouveau devant la barre mercredi, pour non-dénonciation d’actes de terrorisme. La direction de ladite radio demande toujours sa libération

La direction de Radio France Internationale (RFI) a de nouveau demandé lundi, 05 décembre 2016, la relaxe de son correspondant au Cameroun, Ahmed Abba, avant une audience mercredi, 08 décembre, de son procès pour complicité présumée « d’actes de terrorisme ».

« Un an, quatre mois et huit jours de détention, c’est beaucoup trop pour un innocent ! », écrit dans un communiqué la radio publique française trés écoutée en Afrique.

Arrêté le 30 juillet 2015, M. Abba, correspondant en langue haoussa de RFI, est poursuivi pour « complicité d’actes de terrorisme » en lien avec les jihadistes nigérians de Boko Haram et « non-dénonciation des actes de terrorisme ».

M. Abba, qui a toujours clamé son innocence, risque la peine de mort, peine prévue par une loi controversée de lutte contre le terrorisme en vigueur depuis fin 2014.

« Après neuf renvois d’audience en audience, le dossier reste absolument vide », souligne RFI, qui rappelle que « le commissaire du gouvernement a fini par reconnaître le 03 août dernier que les témoins qui devaient apporter la preuve de (sa) culpabilité n’existaient pas ».

« Ce mercredi 07 décembre, les juges devront donc se pencher pour la 9ème fois sur le cas d’Ahmed Abba, un journaliste dont le travail, vérifiable et vérifié, est irréprochable. La direction de France Médias Monde et de RFI souhaite que cette audience soit la dernière, et que la relaxe d’Ahmed Abba soit enfin prononcée », conclut RFI.

Ahmed Abba, corrspondant de RFI en langue haoussa
Droits réservés)/n


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