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Cameroun: Un civil tué par des hommes lourdement armés

Cette attaque qui vient à nouveau provoquer peur et panique dans la localité de Mbousiki au Nord du pays, n’a pas été revendiquée, mais des sources militaires soupçonnent des ex-rebelles de la RCA

Un civil âgé a été tué et six autres ont été kidnappés par des hommes lourdement armés dans le Nord camerounais, a-t-on appris samedi de source militaire.

«L’attaque a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, dans localité de Mbousiki relevant du département du Mayo Rey par des personnes non identifiées», a déclaré à Anadolu le commandant Yende Godfrey du 31e Bataillon d’infanterie de Tcholliré.

Cette incursion qui vient à nouveau provoquer peur et panique dans le plus vaste département du Cameroun, n’a pas été revendiquée, mais des sources militaires soupçonnent des ex-rebelles de la République Centrafricaine.

«Depuis près de deux mois, le président de la République Paul Biya a ordonné le déploiement de forces spéciales dans le Mayo Rey. Nous avons constaté que les coupeurs de route, les preneurs d’otages et autres bandits de grand chemin qui opéraient en toute impunité dans ce département, se sont repliés de l’autre côté de la frontière (en RCA»,a affirmé Yende.

Appelant la population à mieux collaborer avec les militaires en leur fournissant des renseignements en temps opportun, le responsable militaire a, en outre, indiqué que ces brigands agissent avec la complicité de certaines personnes qui se cachent parmi la population.

Chaque fois qu’une personne est enlevée dans cette région, les ravisseurs envoient une liste de revendications, exigeant souvent une rançon, a indiqué à Anadolu un des patriarches de Touboro. La valeur de la rançon dépend du statut social de la famille.

Le phénomène de coupeurs de route et preneurs d’otages est répandu dans le Mayo Rey, frontalier du Tchad et de la République Centrafricaine.

Les troubles qu’a connus la RCA entre 2013 et 2015 ont eu un impact nocif sur le Mayo Rey. «Avec ces vastes frontières qu’on n’arrive pas à contrôler, les rebelles s’infiltrent chez-nous et commettent toute sorte de crime avant de se replier en Centrafrique», a indiqué à Anadolu le préfet Amougou François.

D’après la même source, il ne se passe pas une semaine sans qu’un village ne soit attaqué par ces bandes armées. La faiblesse de l’armée centrafricaine favorise l’évasion des criminels, une fois traqués par les forces camerounaises, a fait observer le préfet.

Aucune réaction de la part des autorités centrafricaines n’a été enregistrée jusqu’à samedi 11h00 GMT


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