Politique › Institutionnel

Cameroun: Un « état de non-droit » est en train de s’installer à Martap (gouverneur)

Les populations de cet arrondissement, dans le septentrion, font régulièrement face à des enlèvements et des pillages

La situation qui prévaut actuellement à Martap, arrondissement du département de la Vina, dans la région de l’Adamaoua, préoccupe les populations. et les autorités administratives, qui cherchent encore le moyen le plus efficace pour mettre un terme aux enlèvements à répétition, vol de bétail et pillage de récoltes qui sont devenus légion dans cette contrée.

« Par tout ailleurs, dans le reste de la région, la situation est relativement calme sauf à Martap qui nous donne des insomnies. La côte d’alerte est atteinte », reconnaît le gouverneur de la région de l’Adamaoua, Kidalki Taguiéké Boukar, dans une interview publiée dans la presse publique jeudi, 1er septembre. L’interview a été réalisée à la suite d’une réunion de crise tenue lundi dernier à la place des fêtes de Martap en présence des différentes autorités administratives du département de la Vina.

D’après Kidalki Taguiéké Boukar, les villages constituant cet arrondissement sont en proie à des « actes de grand banditisme » et des rapts qui seraient le fait de ravisseurs bénéficiant de complicités locales. « Il est établi que le ravisseur qui vient d’ailleurs trouve toujours des complicités locales », affirme-t-il. Les populations, qui vivent essentiellement d’élevage de bovins et d’agriculture, sont régulièrement victimes d’enlèvements avec des fortes demandes de rançons.

Selon le patron de la région de l’Adamaoua, tout le monde doit collaborer dont les chefs traditionnels, sans aucune exception. « Les chefs traditionnels doivent s’engager et collaborer. Ils doivent jouer leur rôle en dénonçant les malfrats. Il faut combattre les relais des malfrats. Je donne deux semaines aux chefs traditionnels qui ne veulent pas collaborer. S’ils ne coopèrent pas, je vais demander qu’on suspende leurs primes. Je ne peux pas accepter cet état de non-droit qui est en train de s’installer à Martap », menace Kidalki Taguiéké Boukar.

« Pour juguler le phénomène d’insécurité, il faudra intensifier le renseignement prévisionnel en donnant l’information en temps utile aux forces de maintien de l’ordre et à l’administration. En plus, nous déconseillons aux populations de garder de fortes sommes d’argent dans leurs maisons. Elles doivent les sécuriser dans les banques. De même, nous déconseillons aux victimes de payer les rançons, car le faire, c’est encourager cette insécurité. Nous allons également redynamiser les comités de vigilance. Dans certains villages comme Likok, ça marche déjà. Nous n’allons pas baisser les bras », explique-t-il.


Droits réservés)/n


L’Info en continu
  • Cameroun
  • Afrique & Monde
Toute l’info en continu
À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé