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Cameroun: Un malfrat abattu lors du braquage spectaculaire de la SODEPA à Douala

C’était ce jeudi, 25 juin. Le contenu du coffre fort de la société de diffusion des produits alimentaires emporté

Ce matin vers 8h – 8h30, nous avons été assiégés par des malfrats lourdement armés, ils ont fait irruption dans nos bureaux et ont tenu tout le monde en respect, nous nous sommes tous couchés. Ils étaient nombreux, habillés en responsables pour entrer dans l’entreprise.
Kengne apollinaire, employé de la SODEPA

La société de diffusion des produits alimentaires (SODEPA), a reçu ce jeudi matin, 25 juin 2009, la désagréable et surprise visite de cinq malfrats lourdement armés à son siège sis au quartier Akwa, boulevard de la liberté à Douala. Pour réussir leur forfait, le gang a pris soin de neutraliser les deux gardiens à l’entrée. Fernand Nsomo, un autre employé de l’entreprise soutient: Au moment où je sortais de mon bureau pour me rendre dans celui du patron avec un document, je vois directement une arme pointée sur mon visage et j’entends: couches toi là. J’ai vu que l’arme qu’il me présentait était du vrai, et je me suis couché. Comme ils étaient plusieurs, ils ont commencé à agripper tout le monde, à entrer dans tous les bureaux et à faire sortir tous ceux qui s’y trouvaient pour les faire coucher au couloir de la société, front au sol. Pour prouver qu’ils ne rigolent pas, les malfrats tirent tout d’abord deux balles en l’air, ce qui a pour effet immédiat de glacer le sang de tout le monde. Dehors, les coups de feux alertent les passants, employés et vigiles des sociétés environnantes.

Le patron est atteint d’une balle, un malfrat abattu.
Face à la situation, deux gardiens de l’institution bancaire Ecobank, se ruent aussitôt sur les lieux, suivis par d’autres vigiles des sociétés voisines. Pendant ce temps, les malfrats s’attèlent à rechercher ardemment le coffre fort de la SODEPA. C’est alors que l’un deux demande où est M. Rodrigue ? Sous la menace de l’arme, un employé désigne le concerné. Aussitôt, le malfrat prend M. Rodrigue et va directement vers le coffre et ordonne son ouverture, mais M. Rodrigue dit que ce n’est pas lui qui a les clés et qu’elles sont chez le directeur. Le directeur est empoigné avec violence et obligé d’ouvrir le coffre sous la menace également de l’arme pointée sur le front. Il ouvre, l’argent y est, mais le chef du gang dit que cela ne suffit pas. Le directeur lui dit que c’est toute la recette qu’il a reçue depuis le matin, raconte M. Nsomo.

A un moment, j’entends un des bandits dire: Nous sommes cerclés (.) tuons les tous. Immédiatement, j’entends des coups de feu, dont un dans le bureau du président directeur général.
NSOMO, employé de la SODEPA

Pendant ce temps, les forces de l’ordre dont la gendarmerie et autre équipes d’intervention spéciale sont alertées et arrivent sur place. Démarre alors la chasse à l’homme. Les malfrats tentent de trouver une issue de secours puisque l’entrée principale qui est d’ailleurs l’unique entrée et sortie de la société, est minée par les forces de l’ordre et de nombreux curieux déjà sur place. Coincés, les malfrats démontent un climatiseur, déverrouille la grille à coups de balles, deux réussissent à s’enfuir en marchant sur les toitures des habitations avant de s’échapper définitivement à bord de motos taxi tant bien que mal avec le contenu du coffre fort, mais les autres n’ont pas cette opportunité d’échapper aux gendarmes qui ouvrent le feu sur deux malfrats. M. Kengne précise: les forces de l’ordre ont abattu un, l’autre atteint par une balle aussi, est blessé mais il est toujours en vie. Les bandits ont tiré sur le pied du patron, ils ont dévalisé le coffre fort, et ils ont emporté beaucoup d’argent, ainsi que les biens matériels des gens tels que les bijoux… Mais ils ne s’intéressaient pas trop au téléphone. Nous sommes sous le choc, par ce que avec nos installations, les éléments de sécurité, il faut avouer que les malfrats étaient vraiment sophistiqués. Et le choc est d’autant plus grand que le patron est dans un état critique à l’hôpital.

Plusieurs heures après ce braquage spectaculaire, l’on continue de s’interroger sur cette visite inattendue des malfrats. Le patron lutte entre la vie et la mort. Reste également à savoir la somme exacte emportée par les malfrats en cavale, et surtout comment les arrêter. Ce n’est pas la première fois qu’une entreprise est braquée en plein jour à Douala. L’on a encore en mémoire, le coup de vol similaire perpétré il y a quelques mois, au sein de la société Honig cube située également à Akwa, à quelques mètres de la SODEPA

Les témoins racontent la scène aux forces de l’odre

Journalducameroun.com)/n

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