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Cameroun : un militaire décapité à la machette à Galim, région de l’Ouest

Les séparatistes ont exécuté un militaire mardi 25 janvier 2022 à Galim. journalducameroun.com
Les Forces de Défense et de Sécurité au front contre les séparatistes (Droits Réservés).

Les séparatistes anglophones ont tendu une embuscade aux soldats de l’armée régulière mardi 25 janvier 2022. De source administrative, un militaire a été tué et d’autres blessés.

 

Selon le gouverneur de la région de l’Ouest Awa Fonka Augustine, un groupe armé appartement au mouvement sécessionniste anglophone a décapité un militaire mardi dernier dans la localité de Galim, région de l’Ouest Cameroun.

Selon les informations rendues publiques par l’autorité administrative, « les soldats qui effectuaient une patrouille motorisée à Galim, localité limitrophe avec la région du Nord-Ouest, sont tombés dans une embuscade des séparatistes. Un soldat a été décapité à la machette, sa tête et son arme ont été emportées. D’autres soldats ont été aussi blessés », explique le représentant du chef de l’Etat et du gouvernement dans la région.

Les séparatistes, auteurs de cette tuerie, ont revendiqué l’attaque en publiant une vidéo tournée lors de l’exécution. Dans l’enregistrement, ils déclarent : « Nous sommes venus du Nord-Ouest en mission spéciale à l’Ouest pour finir avec vous. Notre mission est accomplie, donc nous rentrons chez nous ».

Les faits surviennent au moment où le Cameroun accueille sur son sol la Coupe d’Afrique des nations de Football (Can) 2021. La région dans laquelle l’assassinat a été commis abritait la poule B composée du Sénégal, de la Guinée, du Zimbabwe et du Malawi. A l’approche de la Can, le gouvernement a renforcé les mesures sécuritaires dans les régions en crise depuis 2016. Ce dispositif est d’autant plus renforcé dans les zones où les délégations résident et où les matches se disputent.

Depuis environ cinq ans, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest Cameroun sont en proie à la crise dite séparatiste. Les forces qui s’opposent à l’armée régulière a procédé de manière répétée à l’exécution des policiers, gendarmes, militaires et civils. Le 20 octobre 2019, l’officier de police Nwana Paul Vawahat a été assassiné. Sa tête, sans corps et mutilée a été retrouvée à Bamenda, principale ville de la région du Nord-Ouest d’où est partie la crise. Le 30 septembre 2019, les séparatistes ont torturé puis décapité la gardienne de prison Florence Ayafor.


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