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Cameroun: un programme d’insertion socioéconomique pour les réfugiés

Ledit programme a commencé à Yaoundé par la formation de 48 femmes aux activités de fumage de poisson, fabrication des produits d’entretien, de jus de fruits et de produits dérivés du soja

La prise en charge des besoins des réfugiés est en train d’évoluer au Cameroun, où le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en collaboration avec le gouvernement a lancé un programme d’autonomisation pour répondre au problème d’insuffisance de financements nécessaires à l’assistance à ces populations étrangères.

Le projet est surtout dédié aux réfugiés urbains et aux demandeurs d’asile, estimés à près de 20.000 à Yaoundé et d’autres grandes villes camerounaises dont Douala, la métropole économique, originaires de plusieurs pays étrangers, en majorité des Centrafricains puis des Tchadiens, des Rwandais, des Congolais, des Ivoiriens et des Togolais, selon les informations fournies à Xinhua.

Il a débuté par la phase pilote dans la capitale camerounaise qui a accordé la priorité aux femmes. Parmi celles-ci, un groupe de 48 personnes a été sélectionné pour recevoir une formation relative à la réalisation d’activités génératrices de revenus dans des domaines comme le fumage de poisson, la fabrication des produits d’entretien, de jus de fruits et de produits dérivés du soja, et la blanchisserie.

D’après la programmation, cette formation organisée en plusieurs sessions de deux à trois semaines avec l’appui du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille et l’ONG Plan-Cameroun sera complétée par l’initiation à l’éducation financière et se transportera à Douala avant de s’étendre dans d’autres villes qui accueillent les réfugiés dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua et du Nord.

Un autre groupe de 43 réfugiés, mélangeant des hommes et des femmes, a quant à lui été outillé aux techniques de recherche d’emploi et de recherche d’emploi indépendant, avec le soutien du Fonds national de l’emploi (FNE), des connaissances dispensées pour assurer aux bénéficiaires plus de compétitivité sur le marché de l’emploi camerounais.

Au total, ce sont 91 réfugiés urbains en majorité centrafricains qui constituent la première vague des bénéficiaires du projet d’autonomisation entrepris par le HCR pour faciliter l’insertion dans les circuits socioprofessionnels camerounais des ressortissants étrangers ayant fui les crises dans leur pays, selon Khassim Diagne, le représentant-résident de l’agence onusienne au Cameroun.

C’est pour prévenir le risque de précarité auquel fait face cette population, à cause de la « baisse drastique sur le plan mondial des financements à la cause humanitaire et l’accroissement des besoins humanitaires qu’engendrent les nombreuses crises », qui affectent le monde, a expliqué le diplomate sénégalais lors de la cérémonie de remise des attestations de formation tenue mercredi à Yaoundé.

D’après les statistiques, le Cameroun accueille environ 365.000 réfugiés et demandeurs d’asile sur son sol, de nationalités centrafricaine, tchadienne, nigériane, rwandaise, congolaise, ivoirienne, togolaise, sénégalaise et libérienne.

Les ressources disponibles, déplore le HCR, sont insuffisantes pour couvrir leurs besoins d’assistance, en plus de près de 200.000 déplacés internes dus aux attaques de la secte islamiste nigériane Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord.

Cette assistance faite d’octroi de rations alimentaires et de soutiens financiers prend fin avec le projet d’insertion socioéconomique. Seuls pourront désormais en bénéficier les plus vulnérables, surtout des personnes souffrant de graves problèmes de santé, indique le HCR.


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