Société › Faits divers

Cameroun: Une belge décède de manière suspecte

Selon un article paru sur le site avenir.net, Brigitte André, venue au Cameroun pour y rejoindre son époux aurait été assassiné par empoisonnement et n’en reviendra jamais

Brigitte André, 56 ans, qui s’était envolée pour le Cameroun le 29 novembre n’en reviendra pas. Ses proches ont appris son décès, le jour de Noël. Ça été un douloureux jour de Noël pour une famille namuroise qui appris, le décès d’une maman, d’une fille, d’une s ur. Elle s’était envolée pour le Cameroun le pour y retrouver son mari camerounais, Emmanuel M’Doumbé, un homme de 40 ans, veuf, père de deux enfants, qu’elle avait rencontré sur un site internet de rencontres, en septembre 2008. Le courant était tout de suite passé entre eux, du moins pour elle en tout cas, qui n’avait pas eu jusqu’ici beaucoup de chance en amour. Selon Véronique Louis, amie intime de la défunte «Elle était amoureuse et était déjà partie, fin novembre 2008, pour l’épouser ». Pour elle, Brigitte est morte assassinée, par empoisonnement. Une première rencontre suivie aussitôt d’une noce: cela n’augurait rien de bon. Le mariage, contracté sur place, sans témoins belges, avait d’ailleurs été une première fois annulé, pour suspicion de mariage blanc. Elle s’était mariée une seconde fois, et avec succès cette fois, en septembre 2009. Mais l’union n’a pas été retranscrite dans les registres belges.

Brigitte André, décrite comme une femme entière et battante, qui se battait contre des fins de mois difficiles, ne vivait pas au Cameroun. Elle y séjournait deux ou trois fois par année, pour de longues périodes, mais elle avait le projet de s’y établir pour de bon. Partie le 29 novembre, elle devait revenir en Belgique à la fin de février. La douleur des proches est d’autant plus insupportable qu’ils ignorent ce qui s’est réellement passé à Kribi, une ville côtière, à quatre heures de route de la capitale Yaoundé, où Emmanuel M’Dounbé avait ouvert, grâce à la Namuroise, un cyber-café couplé à un petit commerce d’objets de brocante importés de Belgique, par bateau. D’après son mari, Brigitte André a été prise d’une forte fièvre, qui l’a terrassée. Elle en serait morte, à la clinique de Douala, de paludisme et de diabète aggravé, deux maladies dont elle ne souffrait pas. De plus en plus étrange.

Aussitôt annoncé par le mari, et confirmé ensuite par l’ambassade de Belgique, le décès a paru suspect aux proches de Brigitte. Sa mort a fait écho dans un reportage de la RTBF, qui a récemment mené l’enquête sur la mort étrange, par empoisonnement, de plus de dix Belges (principalement des hommes) dans ce pays d’Afrique de l’ouest. «Quand elle est partie, elle était en pleine santé » confirme son frère, Philippe André. Une mort qui pose d’autant plus question que le couple battait de l’aile. Véronique Louis a été le témoin privilégié de ces difficultés, par ordinateur interposé. «Dès le 15 novembre, Brigitte souffrait, moralement. Elle se plaignait de la méchanceté d’Emmanuel, qui lui avait dit que c’était fini. Pendant une semaine, ils ne se sont pas parlés. Elle a ensuite vu, sur internet, qu’il se faisait passer pour célibataire et qu’il recherchait une femme âgée de 35 à 40 ans. Elle l’a aussitôt appelé pour lui demander des explications et il lui a redit que c’était fini, qu’il n’en avait plus rien à f. » À ce moment, Brigitte André a déjà son billet d’avion pour le Cameroun et elle ne sait pas ce qu’elle doit faire. «Elle m’a posé la question, je lui ai conseillé de ne pas y aller mais elle avait déjà son billet d’avion. Et quand nous nous sommes quittées, devant la maison, j’ai eu le sentiment que je ne la reverrais plus ». Pour Véronique Louis, Emmanuel M’Doumbé ment. Il donne des versions différentes de la mort de Brigitte. Manifestement, il baratine, s’emberlificote, se contredit aussi.

Brigitte André de son vivant
avenir.net)/n

Le 12 décembre, Brigitte a appelé son frère Philippe, puis sa maman, pour les rassurer. Le 5 décembre, à son amie, elle confie cependant que les choses ne se passent pas comme elle l’aurait souhaité. Plus tard, Véronique a rappelé, pour s’inquiéter de la bonne arrivée, par Western Union, d’une somme d’argent sur le compte de Brigitte. Mais elle ne l’aura plus jamais en ligne. «C’est lui qui m’a répondu, par SMS, il m’a dit qu’elle était malade, 40 de fièvre. Je ne l’ai pas cru . Puis, mercredi matin, c’est sa s ur, à lui, qui m’a appris sa mort, comme ça. Nous ne savons même pas si nous pourrons faire rapatrier son corps». Le ministère belge des Affaires étrangères ne répondait pas hier. Des informations font état de ce que , l’ambassade de Belgique au Cameroun mène aussi l’enquête.

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