International › APA

Cameroun : une fuite de chiffres donne Paul Biya vainqueur de la présidentielle

Une fuite de chiffres consolidés de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 au Cameroun, attribuée à la commission de recensement des votes et largement diffusée sur les réseaux sociaux depuis samedi soir, donne le président sortant Paul Biya largement vainqueur de ce scrutin avec 71,28% des suffrages.Le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) est suivi, de très loin, par Maurice Kamto (Mouvement pour la renaissance du Cameroun-MRC, 14,23%), de Cabral Libii (Parti Univers, 6,28%), de Joshua Osih (Front social démocratique-SDF, 3,35%), d’Adamou Ndam Njoya (Union démocratique du Cameroun-UDC, 1,73%), de Garga Haman Adji (Alliance pour la démocratie et le développement-ADD, 1,56%), de Ndifor Afanwi Franklin (Mouvement citoyen national du Cameroun-MCNC, 0,67%), et de Serge Espoir Matomba (Peuple uni pour la rénovation sociale-Purs, 0,56%).

Et, bien que s’étant désisté à la dernière minute au profit de Maurice Kamto, Akere Muna (Front populaire pour le développement-FPD) figure bel et bien en queue du classement avec 0,35% des suffrages exprimés en sa faveur.

Un petit calcul permet également de comptabiliser 3.537.717 personnes dont les votes ont été pris en compte, pour un fichier officiel de 6.598.553 électeurs.

Selon des commentaires glanés çà et là, le fait que ces données, dont la publication est pourtant interdite par la loi, se retrouvent sur l’espace public est bien la preuve que le pouvoir de Yaoundé voudrait préparer les esprits à accueillir le triomphe du président-candidat, 85 ans, aux affaires depuis novembre 1982.

Cette fuite intervient également au lendemain du dépôt devant le Conseil constitutionnel, par MM. Kamto, Libii et Osih, de recours en annulation totale ou partielle de l’élection.

S’exprimant sur une radio international samedi le directeur général d’Elections Cameroon (Elecam), l’organe en charge de la gestion des scrutins et opérations référendaires, Eric Essoussé, a d’ores et déjà déclaré que lesdits recours «n’ont quasiment aucune chance d’aboutir», sa structure ayant organisé le scrutin «selon les règles de l’art».

Selon lui, Elecam s’est entouré de toutes les précautions, s’appuyant sur un dispositif solide fondé sur la loi et les règlements en vigueur.

À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut