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Cameroun : une marche contre le meurtre de chefs traditionnels dans le Sud-ouest prévue ce jour à Yaoundé

L’initiative est du ministre Paul Tasong, pour dénoncer l’assassinat de trois autorités traditionnelles il y a quelques jours dans le Lebialem.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, en charge de la Planification et de l’Aménagement du territoire, agissant au nom « du peuple de Lebialem », organise ce mardi 16 février à Yaoundé, une marche de protestation. Ceci à l’effet de dénoncer « l’acte odieux » ayant conduit à la mort de trois chefs traditionnels, le 13 février dernier dans la région du Sud-ouest, dont le ministre est par ailleurs originaire. Cette « manifestation publique »  aura lieu à partir de 15h sur l’esplanade du musée national. Cette annonce est contenue dans un communiqué du 15 février.

Dans cette sortie, le ministre revient sur les évènements tragiques du week-end dernier. «  Dans la nuit du 13 février 2021, rapporte-t-il, un groupe de terroristes, dirigé par Lekeaka Oliver, alias ‘maréchal’, agissant sous les instructions de son courtier principal Christopher Anu, qui vit aux États-Unis, a envahi le village d’Essoh-Atah dans le département du Lebialem. Ils ont pris pour cible les chefs traditionnels, les ont réveillés, les ont emmenés sur la place du marché vers minuit, ont abattu trois d’entre eux et ont jeté leurs corps sans vie dans une rivière voisine ». C’est le dimanche février que  « les habitants du village ont sorti leurs corps sans vie dans l’espoir d’organiser des funérailles dignes »

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Sur les raisons de cet acte barbare, Paul Tasong croit savoir que « leurs crimes étaient qu’ils avaient refusé de remettre le produit des ventes de cacao pour la saison 2020-2021 et qu’ils encourageaient les autres villageois à ne pas succomber aux pressions du gang. Ils ont également été accusés d’avoir organisé des écoles dans le village, l’une d’entre elles étant un directeur d’école ».

Les chefs traditionnels sont la cible d’attaques de milices séparatistes dans la région du Nord-ouest et du Sud-ouest. Ces derniers leur reprochent leur allégeance au pouvoir de Yaoundé.


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