› Politique

Cameroun : une marche pacifique des patrons de presse interdite

Le Repac attendait faire un sitting devant le ministère de la Communication.
Le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé 1er objecte les mesures barrières et la préservation de l’ordre social pour opposer une fin de non-recevoir à la demande du Repac de manifester lors de la journée mondiale de la presse.

Nyandji Mgbatou Harouna, le sous-préfet de Yaoundé 1er, n’aura pas attendu longtemps pour interdire une marche projetée le 3 mai prochain, jour de célébration de la journée internationale de la liberté de la presse. Cette manifestation devait se tenir à l’initiative du Réseau des patrons de presse du Cameroun.

Pour justifier cette interdiction, l’autorité administrative convoque la nécessité du « respect des mesures barrières contre la pandémie du Covid-19 ». En effet, depuis le début de pandémie, le gouvernement à limiter à 50 le nombre de personnes lors des rassemblements populaires et imposer la distanciation sociale. Le sous-préfet avance également « les nécessités de préservation de l’ordre social ».

François Mboke, patron de presse et président du Repac, avait fait savoir que «cette marche pacifique sera accompagnée de quelques pancartes portant quelques sollicitations des pouvoirs publics vis-à-vis de la presse », notamment le respect des recommandations des états généraux de la communication tenus en 2012. Le Repac dénonce le manque de sollicitude du gouvernement envers ce secteur fortement impacté par le développement des TIC et la pandémie du coronavirus.


À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé