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Cameroun : des sécessionnistes arrêtés au Nigeria

Des personnes prĂ©sentĂ©es comme des militants armĂ©s du Southern Cameroon national council (SCNC) qui revendiquent l’indĂ©pendance des rĂ©gions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest, ont Ă©tĂ© interpellĂ©es par la police nigĂ©riane, a-t-on appris samedi de sources concordantes.Selon des sources sĂ©curitaires, ces sĂ©paratistes prĂ©sumĂ©s seraient arrivĂ©s du Cameroun au Nigeria entre les mois de novembre et dĂ©cembre 2017 et se seraient prĂ©sentĂ©s sous l’Ă©tiquette de rĂ©fugiĂ©s ayant fui les violences liĂ©es Ă  la crise que traverse cette partie du pays depuis un an.

ArrĂŞtĂ©s par l’armĂ©e dans la ville de Nguroje, dans l’Etat de Taraba au Nord-est, ces individus ont Ă©tĂ© mis Ă  la disposition de la police de Gembu, une ville voisine.

Leur interpellation serait liĂ©e Ă  leur « attitude Ă©trange », car non seulement elles ont refusĂ© de se signaler aux autoritĂ©s du pays d’accueil comme le font des rĂ©fugiĂ©s, mais, depuis leur arrivĂ©e, elles organisaient «des sessions d’entraĂ®nement au maniement des armes Ă  feu ».

Ces derniers pourraient être extradés au Cameroun pour répondre de leur acte devant les tribunaux compétents.


La contestation au dĂ©part d’ordre professionnel des avocats et des anglophones qui dĂ©nonçaient la volontĂ© des francophones de les « assimiler », s’est radicalisĂ©e, se transformant en revendications d’ordre politique, avec comme Ă©lĂ©ment central, l’indĂ©pendance de la partie anglophone qui compte 20 % de la population du Cameroun.

Tout en opposant une fin de non recevoir Ă  cette revendication, le chef de l’Etat camerounais a toutefois marquĂ© son accord pour un dialogue « sans toucher Ă  la forme actuelle de l’Etat ».

A cause de cette crise sociopolitique, quelque 7500 personnes de cette partie du pays d’après les autoritĂ©s nigĂ©rianes et le Haut-commissariat aux rĂ©fugiĂ©s (HCR) se sont rĂ©fugiĂ©es au Nigeria voisin.

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