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Cameroun : une vingtaine de personnes tuées dans le Nord-ouest

Une image de maisons détruites à Ntumbaw, le 14 février.

Les séparatistes accusent l’armée. Silence radio du côté du gouvernement.

Les premières images de maisons brulées et de corps calcinés commencent à circuler dans la journée du samedi 15 février.

Cependant selon des sources, c’est le vendredi 14 février qu’une attaque dans le village Ntumbaw (au quartier Ngarbah) fait de nombreuses victimes : 22 personnes dont 14 enfants selon des chiffres de l’Onu rendus publics dimanche 16 février.

L’un des bilans les plus lourds dans le conflit qui oppose l’armée à des séparatistes dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun depuis 2017.

Un doigt accusateur est pointé sur l’armée, accusée d’avoir menée cette opération meurtrière. Des observateurs, qui parlent déjà de « massacre », font état de ce qu’une mission de l’Onu a été entravée, alors qu’elle voulait se rendre sur les lieux dimanche.

Du côté de l’armée, c’est le mutisme. Idem pour les autorités où aucune communication n’a été faite sur cette tuerie.

Tout juste si Kweti Simon Doh,  le préfet du Donga Mantung territorialement compétent sur le village Ntumbaw – et cité par un journaliste de la Crtv – annonce une enquête. Dans la foulée, il avance qu’il s’agit de « l’incendie d’une base logistique d’un leader séparatiste de cette localité ».

D’autres sources proches du régime de Yaoundé pointent un massacre des séparatistes. Ceux-ci, fâchés de n’avoir pas pu faire échouer la tenue des élections du 9 février dans la Donga Mantung essayent de faire faire porter la responsabilité du massacre à l’armée.



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