Politique › Sécurité

Cameroun: la vente d’armes à feu interdite dans six régions

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Le ministre de l’Administration territoriale (Minat), Atanga Nji, envisage ainsi de mettre un terme à la prolifération et la circulation d’armes à feu dans le pays.

Après sa tournée de réconciliation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest dans le cadre des actions gouvernementales pour résoudre la crise sécuritaire qui y sévit, Atanga Nji s’attaque à un nouveau chantier. Celui de la lutte contre la prolifération et le commerce et la détention illégal d’armes à feu traditionnels et modernes.

Dans une circulaire lue mercredi à la radio nationale, le Minat indique que cette situation constitue « une réelle menace à l’ordre public ».

Dans le détail, il fait noter que plusieurs personnes possèdent des armes à feu modernes ou de fabrication artisanale sans la moindre autorisation. »A ce jour, le nombre d’armes en circulation est largement supérieur à celui des autorisations dûment accordées par les autorités compétentes. Cette situation est davantage aggravée par le fait que les responsables d’armureries ne tiennent pas toujours, de manière systématique, des fichiers numériques et physiques devant permettre de retracer toutes les opérations qu’ils ont menées. Ce manquement ne permet pas à l’administration de disposer, en temps réels, d’informations utiles et fiables sur les dates d’entrée et de sortie des armes et munitions vendues ou achetées par ces derniers, les caractéristiques de ces armes, les quantités stockées ou vendues, ainsi que l’identité, le domicile ou la résidence des clients« , dit la circulaire du Minat.

Atanga Nji décide donc que la commercialisation des armes à feu de chasse et de protection est désormais interdite dans l’Adamaoua, le Littoral, le Centre, l’Ouest, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Il ordonne également la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, des  armureries qui y sont établies.

Le Minat appelle, par ailleurs, tous ceux qui possèdent des armes sans autorisation, à engager impérativement les procédures administratives dans un délai de 30 jours. A ceux qui possèdent une autorisation, il lance un appel à se faire identifier à nouveau auprès des gouverneurs, préfets et sous-préfets.

 

 


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