Politique › Partis politiques

Cameroun : voici la position du PCRN dans l’affaire des produits éclaircissants

Le PCRN nie son implication dans l’affaire des produits décapants de sa députée
Me René Roger BEBE

Elle est portée par la voix de Me René Roger BEBE, conseiller spécial de Cabral LBII, président national du Parti camerounais pour la réconciliation nationale.

 

Le ministre de la Santé publique Manaouda Malachie a suspendu la commercialisation des produits de l’entreprise Nourishka au Cameroun le 10 août 2022. La suspension fait suite à un reportage diffusé sur la télévision France 24 relative à l’usage des produits éclaircissants au Cameroun. Ce reportage suivi de la décision ministérielle alimente les commentaires et les réactions diverses dont certains accablent la députée du Nourane Foster et son parti le PCRN.

Défrayant la chronique, l’actualité a fait l’objet d’un débat sur Canal2 international. C’était au cours de l’émission « Le Débrief de l’actu » le jeudi 11 août 2022. Invité, Me Réné Roger MEBE a tenu à apporter la précision sur la position du PCRN.

« Le PCRN n’est pas actionnaire de Nourishka »

« Le PCRN n’est pas concerné par cette affaire. Le PCRN ne vend pas les produits Nouriska, il n’est pas actionnaire dans l’entreprise de Nourishka. Mais tous ceux qui parlent de cette affaire mettent en avant la casquette de député, de l’élue du PCRN. Et comme dans tous les partis modernes, nous nous sentons concernés et nous devons donc prendre la défense loyale de notre  militante si le contexte le permet », précise-t-il.

Selon Me BEBE, 2è adjoint au maire de la commune d’Edéa 1er, le PCRN est sensible à l’alerte donnée par France 24 et aux interpellations du ministère de la Santé publique. Il invoque deux raisons.

« D’abord parce que au PCRN nous prônons l’authenticité africaine qui induit donc que nous soyons radicalement opposés à toute  forme de complexe qui tendrait à faire croire que la peau noire est inférieure à d’autres types de peau d’autres continents. La deuxième raison est que si les produits sont dépigmentant, les spécialistes nous disent que ces produits pourraient induire des conséquences sanitaires irréversibles. A ce titre nous ne devons donc pas cautionner ce genre de choses», explique-t-il.

Ce que le PCRN reproche à Nourane

Cependant, « Je vais immédiatement regretter l’emballement et l’acharnement médiatique contre le PCRN», tout en reconnaissant que cette affaire est sérieuse. « Ce qu’on peut reprocher à cette entreprise et à cette élue du PCRN, c’est que au départ elle s’était rendue à l’ANOR pour demander ce qu’il avait lieu de faire pour que ses produits soient conformes. L’ANOR lui a répondu qu’en matière de compléments alimentaires, il n’existait aucune norme dans l’Etat et elle est rentrée s’assoir », regrette-t-il

Quant à ce qu’il faut faire de Nourane Foster, le conseiller de Cabral LIBII est clair. « Ce qu’il faut faire ce n’est pas de blâmer Nourane Foster, c’est plutôt de la rassurer, de lui apporter des éléments qui peuvent infléchir sa position. Parce que beaucoup de Camerounais peuvent être dans sa situation », suggère-t-il.

Ce que le PCRN fait

Au sein du parti, le président national a pris l’affaire en main. « Aujourd’hui même, le président a reçu la députée Nourane Fotser au siège du parti, et lui a demandé des explications. Mme Nourane a rassuré le président national sur le fait que les produits qu’elle commercialisait n’étaient pas nocifs. Sur le fait que son entreprise était une représentation d’une grande entreprise asiatique qui avait une bonne réputation. Elle a produit au président national 15 certificats de conformité et le président lui a demandé de les déposer au ministère de la Santé publique, ce qui a été fait», révèle Me BEBE.

Si la nocivité est établie

Le PCRN rappelle par ailleurs que rien n’est clair sur la nocivité de ces produits. Cependant, « s’Il s’avère que ces produits sont décapants, il faudrait que les autorités prennent leurs responsabilités. Nous sommes pour que tous les produits décapants soient interdits au Cameroun. Il n’y a donc ni faiblesse ni complicité dans cette affaire. Nous voulons simplement la vérité. Mais à la date d’aujourd’hui aucune structure camerounaise n’a encore prouvé la nocivité de ces produits », soutient le représentant du PCRN sur le plateau.


L’Info en continu
  • Cameroun
  • Afrique & Monde
Toute l’info en continu
À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé