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Cameroun : week-end sanglant dans les régions anglophones

Un climat de tension continue de régner dans les régions anglophones du Cameroun. ©Droits réservés

Une dizaine de soldats ont été tués ce week-end dans des affrontements entre forces de défense et de sécurité et des combattants acquis à la cause séparatiste.

Le week-end clôturant la Fête de la jeunesse a été l’un des plus sanglants observés au Cameroun depuis le début de l’année 2018. Pas moins de dix militaires et gendarmes ont perdu la vie dans des affrontements contre des sécessionnistes dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest.

De nombreux blessés sont aussi enregistrés selon des sources officieuses. Le bal des violences s’est ouvert vendredi à Mundemba, département du Ndian (Sud-Ouest). Des échanges de tirs ont causé la mort d’au moins deux militaires et fait quelques blessés.

Dimanche, des éléments des forces de défense de l’Ambazonie (ADF) ont enlevé le sous-préfet de Batibo. Cela est survenu après une attaque au cours des manifestations de la Fête de la jeunesse, le 11 février.

De violents affrontements armés ont eu lieu le même jour dans la localité de Kembong, département de la Manyu dans la région du Sud–Ouest. Un groupe d’individus est entré dans la ville pour semer le trouble et a fait face à une riposte des forces de défense et de sécurité. Au moins six soldats sont morts. L’on y comptait également des blessés.

Un scénario similaire a été observé lundi à Mamfé, où environ six militaires auraient été tués au cours d’échanges de coups de feu avec des sécessionnistes, selon certaines sources. Quelques blessés ont aussi été enregistrés.

De nombreux sécessionnistes ont été tués au cours des évènements tragiques de ce week-end. Leur nombre n’a pas été communiqué.

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