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Cameroun: Yaoundé au c ur des embouteillages

Le phénomène rend la circulation difficile aux heures de pointe

Partir d’un coin de la ville à un autre devient un véritable parcours de combattant pour les automobilistes de la capitale camerounaise. L’usager qui emprunte un taxi en matinée ou le soir est prié de s’armer de beaucoup de patience au risque d’arriver à destination de très mauvaise humeur. Avec les embouteillages qui ont pignon sur rue à Yaoundé, les populations subissent un véritable calvaire. Si autour de 6 heures, les routes sont encore désertes, à 7 heures et demie, elles sont quasiment bondées de monde rendant alors la circulation moins fluide. En effet les piétons sont souvent amassés dans les carrefours, presque sur la chaussée oubliant les trottoirs, et c’est à cet endroit que les taximen motivés par le gain facile à ces heures dites de pointe, viennent effectuer le ramassage des passagers.

absence des forces de l’ordre
Les embouteillages prennent de l’ampleur généralement à cause de l’absence des forces de maintien de l’ordre à certains endroits de la ville où la circulation est on ne peut plus dense. ici parce que la circulation n’est pas règlementée, chaque automobiliste cherche à se frayer un chemin, au mépris des règles élémentaires du code de la route. Les conducteurs de motos taxi ne sont pas en reste, on les voit faufiler entre les véhicules, avec leurs passagers. Dans ces carrefours, c’est chacun qui dicte sa loi. Il est généralement fréquent d’entendre des expressions telles que dégage ton machin de là , tu as appris à conduire où ? , le tout arrosé par des coups de klaxon stridents. Dans la voiture les passagers essayent autant que faire se peut de calmer stoïquement leur colère. Quand vous êtes bloqués dans l’embouteillage, vous n’allez pas survoler. Il faut juste attendre que la situation se décante nous lance un usager de la route. Le même scénario se poursuit dans la soirée lorsque les populations quittent les centres urbains pour les périphéries, leurs lieux d’habitation.

Embouteillage à l’avenue Kennedy, Yaoundé
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les feux de signalisation
L’absence des feux de signalisation dans certains grands carrefours est aussi à l’origine des embouteillages. Au carrefour Intendance à Yaoundé, les feux de signalisation sont inexistants. Les automobilistes, les piétons et les commerçants se disputent la chaussée, créant parfois un véritable bouchon à cet endroit. Idem pour le carrefour abbia à côté de la Délégation Régionale de la Sûreté Nationale, le carrefour essos, Mvog mbi, mvan etc, où les feux de signalisation sont inconnus. Ces embouteillages sont aussi amplifiés à cause des travaux de réaménagement de certaines artères de la ville. C’est le cas en ce moment du carrefour olezoa où la communauté urbaine de Yaoundé a entrepris des travaux de réfection de la chaussée. Armand T chauffeur de taxi justifie la recrudescence des embouteillages par le manque de routes. Yaoundé n’a pas de route pour contourner ces embouteillages. Il faut que le délégué fasse quelque chose dit-il. Lors des sorties du chef de l’Etat son excellence Paul Biya, certains axes routiers sont généralement bloqués. les automobilistes sont donc contraints d’emprunter le même itinéraire, jusqu’au passage du cortège présidentiel. Et avec la visite du pape Benoit XVI au Cameroun, du 17 au 20 mars prochain, les populations de la capitale vont vivre un véritable calvaire. Car les routes seront à nouveau bloquées à certains endroits de la capitale. En effet le programme du Saint Père prévoit notamment des escales à la basilique au quartier Mvolyé, à la cathédrale Notre Dame des Victoires au centre de la ville, à l’Église Christ roi de Tsinga, au stade Ahmadou Ahidjo et au Palais de l’unité. Les Yaoundéens vont donc à coup sûr vivre le séjour du nouveau Pape Benoit XVI, dans les embouteillages.

Prendre le taxi n’est pas évident
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