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Cameroun/Affaire Marafa: Les témoins de la défense attendus à la barre

Parmi eux, Adolphe Moudiki, qui était et est encore directeur général de la société nationale des Hydrocarbures, l’entreprise au c ur de cette affaire

L’affaire qui oppose l’ancien ministre d’Etat Marafa Hamidou Yaya et l’homme d’affaire Yves Michel Fotso avec la justice camerounaise entre dans sa deuxième semaine, avec la comparution attendue des témoins de la défense. Au terme de la première partie des débats, le tribunal a estimé qu’il était temps de passer à la deuxième phase de la procédure dans ce procès marathon. Si Marafa persiste dans sa démarche d’être son propre témoin, Yves Michel Fotso, lui a invité à la barre près de 14 témoins. Parmi eux Adolphe Moudiki, actuel directeur de la société nationale des Hydrocarbures (SNH), un poste qu’il occupait déjà au moment de la survenance des faits. Autres témoins de marque, le Colonel Mitlassou et un autre officier pilote naviguant, qui assurait la flotte aérienne du président Biya. Le Colonel apprend-on des personnes proches de l’affaire, avait fait partie d’une mission qui a été dépêchée par le Cameroun aux Etats-Unis, dans les usines de Boeing, afin de suivre la fabrication du Bbj2. Marafa mis à part, un des témoignages les plus attendus, sera celui de maître Akere Muna. Le gouvernement camerounais avait commis cet avocat en vue de défendre ses intérêts, lorsqu’il avait été question de saisir le juge des faillites de la Cour de l’Orégon aux États-Unis, pour se faire rembourser par GIA, l’intermédiaire, une somme de près 29 millions de Dollars. Le témoignage de l’avocat est donc attendu, surtout que la décision de la cour de l’Orégon est connue et les éléments du dossier aussi.

Lors des précédentes audiences, quatre témoins ont été présentés par l’accusation. Ils ont essentiellement démontré l’implication d’Yves Michel Fotso. Dans les déclarations notamment de monsieur Otelé Essomba récemment acquitté dans le cadre de cette affaire, les trois coaccusés auraient soustrait une partie de la somme en montant une opération financière particulièrement complexe qui impliquerait une dizaine de sociétés. Mais aussi les témoins se sont essayés à présenter des faits de nature à prouver l’existence d’une affinité entre l’homme d’affaire et l’ancien ministre. Pour sa part, le procureur de la République a montré une lettre signée d’Yves Michel Fotso et datée du 8 septembre 2003, Concernant l’avion et adressée à Marafa Hamidou Yaya qui n’est plus officiellement en charge du dossier et qui a dans ses lettres affirmé n’avoir plus été informé sur le processus d’achat de l’avion présidentiel, après son départ du secrétariat général de la présidence de la République. Deuxième pièce versée au dossier, un autre document écrit et signé cette fois par monsieur Marafa, dans laquelle il fait savoir que malgré son départ de la présidence de la République, il a continué de suivre le processus d’acquisition de l’avion pour le président de la République. Pour enfoncer le clou, le ministère public est revenu sur une déclaration de monsieur Fotso en 2008 dans une chaîne de télévision, lorsque l’affaire avait éclaté pour la première fois. « Je ne suis pas l’ami du ministre d’Etat Marafa Hamidou Yaya, je suis l’ami de Marafa Hamidou Yaya. Je le connais avant qu’il ne devienne ministre », avait-il déclaré. A ce moment-là ni lui, ni Marafa, n’imaginaient qu’ils seraient coaccusés dans la même affaire.

Marafa Hamidou Yaya
Journalducameroun.com)/n



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