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Camerounais enlevés à Moloundou: «Ils étaient allés acheter du poisson»

Le préfet de la Boumba et Ngoko, révèle par ailleurs que les forces de l’ordre congolaises leur auraient demandé 8 millions de F CFA de rançon

Le 4 mars 2014, huit Camerounais (quatre militaires et quatre éco-gardes) ont été enlevés dans un ilôt au parc de Lobéké, à l’Est Cameroun, dans le département de la Boumba et Ngoko. Ils ont passé cinq jours aux mains de l’armée congolaise avant d’être libérés le 9 mars grâce à une médiation du préfet de la Boumba et Ngoko, Léonard Belo, avec son homologue de la Sangha à Ouesso, en territoire congolais.

Léonard Belo, qui est revenu sur le contexte de la libération des militaires camerounais dans la presse gouvernementale camerounaise ce 20 mars 2014, indique qu’ils étaient allés acheter du poisson avant d’être surpris par « une patrouille mixte des militaires, gendarmes et policiers congolais ». Au vu de la supériorité numérique des Congolais, les quatre militaires et quatre éco-gardes camerounais, ont été interpellés dans un premier temps avant qu’on ne leur demande « une rançon d’un million de francs ». Ce serait devant ce refus de payer qu’ils ont été conduits « manu militari » à Kabo d’abord, puis Ouesso ensuite, chef-lieu du département de la Sangha au Congo voisin. Informé de cet incident, le préfet camerounais a appelé son homologue à Sangha, qui a confirmé la présence des Camerounais qui y avaient été emmenés.

Après moult tractations infructueuses, le préfet du département de la Boumba et Ngoko déclare avoir décidé de la fermeture de la frontière avec le Congo le quatrième jour de la captivité des Camerounais. Cette mesure s’est révélée salutaire puisque Leonard Belo indique que ce n’est qu’après cela qu’il a reçu un coup de fil du préfet de la Sangha annonçant la fin de l’audition des huit Camerounais. Ils ont été libérés « sans l’aval de l’ambassadeur du Cameroun comme il l’exigeait les premiers jours », précise Léonard Belo.

Le préfet du département de la Boumba et Ngoko assure qu’à l’occasion de la célébration de la fête de l’unité nationale du Cameroun, le 20 mai prochain, il discutera de ces incidents à répétition à la frontière camerounaise, avec ses homologues du Congo et de la République Centrafricaine, à Yokadouma. Ces autorités administratives, dont les pays partagent les frontières et le fleuve Sangha, se rencontrent trois fois l’an à l’occasion de leurs fêtes nationales respectives : Le 20 mai à Yokadouma, le 15 août à Ouesso au Congo, le 12 décembre à Nola en République centrafricaine.

Vu la supériorité numérique des Congolais, les huit Camerounais ont été interpellés et conduits à Ouesso, au Congo voisin
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