Politique › Institutionnel

Cameroun/Chine: Le président propose la Chine aux africains

C’est René Sadi qui les a rencontrés les étudiants au nom du chef de l’Etat dont le programme prévoyait une rencontre avec des ambassadeurs de pays africains

René Sadi face aux étudiants camerounais de Chine. Cette image peut être présentée comme celle de la deuxième journée de visite officielle, de la délégation conduite par le président Paul Biya dans ce pays. La double qualité de conseiller diplomatique et de secrétaire général du rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, rend difficile toute compréhension du cadre de la rencontre. Au nom du président de la république, René Sadi va s’entretenir avec ces étudiants. Dans l’ensemble, même si aucune allusion à connotation partisane n’a été effectuée par lui, le message est resté très politique. Importance des relations avec la Chine, appel à un approfondissement de connaissances et enfin les inévitables bonnes nouvelles d’un Cameroun émergeant en 2035. En d’autres termes, le chef de l’Etat a voulu dire, ne gaspiller pas votre énergie en faisant des grèves, le Cameroun est sur une bonne voie et en 2035 nous serons émergeants. Dans la foulé, un paquet a été remis à ces étudiants. L’équivalent selon le quotidien bilingue national, Cameroon-tribune, de 9 millions de FCFA. Il est difficile de savoir ce que représente cette somme, ou encore de savoir comment sera effectuée la redistribution. Mais cette rencontre intervient alors que des étudiants camerounais en Chine ont révélé au mois de mai 2011 être encore dans l’attente de 24 mois d’arriérés de la contrepartie camerounaise, au titre de bourse d’étude. Une année de solde continue d’être réclamée.

Dans l’ensemble le président P. Biya a poursuivi sa visite Chinoise, avec la rencontre du premier ministre chinois, Wen Jiabao, celle de l’équivalent du président de l’assemblée nationale et des hommes d’affaires chinois impliqués dans la construction des infrastructures au Cameroun. Un des points marquant de la journée aura été la rencontre avec plus de trente ambassadeurs des autres pays africains présents à Beijing. L’occasion pour le président camerounais de surfer sur son terrain de prédilection, la péréquation politique. «.La coopération avec la chine s’est diversifiée et la Chine est aujourd’hui présente dans les secteurs aussi important que ceux de l’énergie, des infrastructures et du développement agricole. Ce partenariat de type nouveau constitue une belle illustration de la coopération Sud-sud, que nous avons toujours appelé de tous nos v ux. Elle est bénéfique parce qu’adaptée à nos besoins, nos attentes, à nos moyens» a fait savoir le président camerounais. Cependant, il rassure ses partenaires occidentaux. «Mais, de notre point de vue, elle n’est qu’un jalon dans l’espace de coopération et de solidarité entre le Nord et le sud, qu’il faut encore développer et consolider, pour remédier aux déséquilibres et à l’iniquité des relations internationales» a ajouté le président Paul Biya.

Dans le contexte actuel, ces paroles peuvent être riches de significations. De façon globale, le président P. Biya semble rappeler aux occidentaux responsables du déséquilibre actuel dans le monde, que l’alternative chinoise est désormais effective. Une vérité au regard de l’implication notamment financière, de la Chine ces dernières années. Mais plusieurs questions demeurent. La Chine a-t-elle les moyens de faire face à sa demande intérieure et aux exigences d’un continent d’un milliard d’habitants dont la moitié est démunie? De nombreux observateurs estiment que l’empire du milieu joue une partie serrée. Le président Biya devrait visiter une ville portuaire pour boucler son voyage officiel.


prc.cm)/n


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