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Cameroun/RCA: Philémon Yang reçoit Un émissaire de Ban Ki Moon

Le général Babacar Gueye était porteur d’un message du secrétaire général de l’ONU à Paul Biya

Babacar Gueye et Philémon Yang avaient au menu des discussions la crise centrafricaine. La mission effectuée par Babacar Gueye visait à demander davantage au Cameroun en termes d’effectif. Le Cameroun participe déjà auprès d’autres pays d’Afrique centrale à la mission de paix de la Cemac en place à Bangui. Les effectifs sont aujourd’hui estimés à un peu plus de 1500 éléments avec un important contingent Tchadien. Le Cameroun intervient également financièrement en Centrafrique à travers la communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac).

De 1500 à 3500
Au regard de la situation explosive qui prévaut dans ce pays voisin, le Cameroun ne saurait rester indifférent. Dans une autre exclusivité réservée à la Crtv et à Charles Ndongo, le Président de la république ne cachait pas son ambition de vouloir apporter une aide ponctuelle à ce pays sinistré largement dépendant du Cameroun, qui ressent de plein fouet les poussées de fièvre Oubanguienne notamment dans la région de l’Est. Les Camerounais ont encore en mémoire l’assassinat d’un officier de police au poste frontière de Toktoyo par un élément incontrôlé des nouveaux maîtres de Bangui. Récemment c’est une forte colonie de centrafricains qui campait dans la même région en quête, de scolarisation. Il y a aussi eu l’annonce de la capture en territoire camerounais d’Abdoulaye Miskine, l’un des rebelles dissident de la junte au pouvoir à Bangui.

Pour éviter un bain de sang
Paul Biya accèdera-t-il à la demande de Babacar Gueye? Il aurait tout intérêt car pour le paraphraser quand Bangui tousse, c’est le Cameroun qui s’enrhume. L’émissaire Onusien sénégalais a reconnu les efforts jusque-là fournis par ce grand pays voisin à l’Ouest dans la résolution de la crise centrafricaine. Mais le secrétaire général de l’ONU veut porter l’effectif des casques bleus Onusiens à au moins 3500 hommes d’où la requête de Ban Ki Moon adressée à Paul Biya. Le président camerounais devra toutefois négocier s’il en était, la partie du territoire centrafricain dans laquelle interviendront nos forces armées. Il devra certainement éviter les zones de tensions maximales que sont Bossangoa, Sibut, Bangassou et autres localités-foyers de tensions, afin d’éviter un bain de sang de casques bleus de notre pays envoyés sous le drapeau Onusien.

Une ambiance de guerre sainte à Bossangoa
Depuis le renversement de François Bozizé en mars dernier, la Centrafrique connaît des poussées de fièvre régulières. On signale des incursions d’hommes fidèles à l’ex-président déchu dans la région de l’Ouham notamment à Bossangoa, fief de l’ex-Président. En représailles, les éléments de l’ex-coalition Séléka dissoute récemment par Michel Diotodjia sont accusés de commettre des atrocités sur les civils à travers des expéditions punitives parfois sur des innocents. Des sources sur place indiquent une ambiance de «guerre sainte» entre communautés religieuses qui se regardent désormais en chien de faïence. Une force d’interposition de la Cemac a été dépêchée dans la zone pour interposition. Mais les effectifs demeurent largement insuffisants pour un pays de 622.000 Km2 où l’autorité de l’Etat est quasi-inexistante, exceptée, Bangui, la capitale.

Un émissaire de Ban Ki Moon reçu par Philémon Yang

journaldebangui.com)/n

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