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Campagne cacaoyère au Cameroun: La menace des fortes pluies

La persistance de la saison pluvieuse fait craindre des pertes sur les récoltes effectuées en 2011, en raison de la difficulté de sécher les fèves

Des membres d’une coopérative en charge de la production de cacao au Cameroun, le cinquième producteur mondial, ont fait savoir mercredi 09 novembre, que la persistance de fortes pluies ces derniers temps font courir le risque de la propagation de la gousse noire, qui fait sortir de leur cabosses, les fèves avec pour conséquence qu’elles pourrissent. Selon ces producteurs, ces fortes pluies leurs ont empêché de pouvoir utiliser normalement les pesticides qui aident à combattre cette maladie. « En un temps très bref, le mal s’est propagé et aujourd’hui on ne rencontre pas un seul planteur qui ne s’en plaigne », a fait savoir un producteur, selon des propos recueillis par l’agence Reuters. Le problème touche aussi la zone de Bafia dans le centre du pays, où les producteurs se plaignent de ce que les planteurs n’utilisent plus les pesticides dans la mesure où ils sont chaque fois délavés par les fortes pluies. Dans la région du sud (troisième grand bassin de production), les planteurs décrient la difficulté d’accéder aux pesticides en raison de l’effondrement d’un pont qui réduit le trafic dans la zone.

La réaction du gouvernement se fait progressivement. La radio d’Etat a annoncé le déplacement d’une équipe du ministère de l’agriculture, précisément dans la région du Sud. « L’objectif de cette mission sera de procurer aux planteurs des formations et des fongicides, en vue de faire face à ce risque d’attaque des plantes » a déclaré un cadre du ministère de l’agriculture interrogé sur le sujet. Mais l’action du gouvernement devra s’étendre au-delà, car la région du sud produit à peine 5% des 240 000 tonnes que le Cameroun a par exemple atteintes l’année dernière (2010). La situation semble si complexe que les experts du milieu redoutent que les objectifs de 250 000 tonnes fixés lors du lancement de la saison ne puisent être atteints. Le cacao, il faut le rappeler, est la troisième source de devises pour le Cameroun, après le pétrole et le bois. Depuis les années 1990 avec la libéralisation du secteur, il a progressivement subi une décote (baisse du rapport qualité prix) sur le marché mondial, avant de connaître une nette amélioration. En plus des risques qui pèsent sur la production 2011-2012, un autre risque pèse sur la production 2010-2011. Les fortes pluies combinées à la défection des appareils de séchages font craindre des risques de pertes de qualité de la production. Les experts s’accordent pourtant à dire que le caco camerounais présente l’avantage unique au monde d’avoir une couleur qui permet d’avoir la couleur originale du chocolat.

Les fortes pluies menacent la campagne cacaoyère au Cameroun
Journalducameroun.com)/n



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